J’y crois tellement que je m’oppose

OPINION / Ma région mérite toutes sortes de projets, des petits, des moyens et des grands, mais pas des mauvais projets !

L’opération de relation publique tenue mardi par des acteurs politico-économiques, soutenus par un slogan irrespectueux et malhonnête intellectuellement, soulève de nombreuses questions.

Entre autres, qu’est-ce qui se cache derrière le soutien de ces acteurs politiques et économiques aux « grands projets », alors que l’on sait que les projets d’Arianne Phosphate et Métaux BlackRock sont déjà approuvés et ils ont toutes les autorisations gouvernementales pour se développer ? À ma connaissance, ils n’ont plus besoin de soutien !

En réalité, on utilise le pluriel dans « grands projets » pour masquer le fait que c’est pour soutenir le projet de GNL Québec.

GNL est tellement un mauvais projet aux niveaux environnemental, social et économique que l’on a honte de le défendre directement. On utilise le camouflage du pluriel pour dissimuler les vraies intentions de cette opération.

Le vrai courage, ce serait de dire clairement que c’est GNL que toutes ces organisations politico-économiques cautionnent. Il faut appeler un chat un chat…

Alors, que les masques tombent et que la vraie « conversation » sur GNL commence à visage découvert !

Pas de faux fuyants, pas de diversion.

Je ne peux pas croire que le Saguenay–Lac-Saint-Jean se ferait l’entremetteur d’un projet d’une autre époque, nous sommes rendus ailleurs…

Le Québec de demain passe par une transition écologique de notre économie, notamment par une transition énergétique propre et renouvelable. Le projet global des investisseurs étrangers de GNL, promoteur agressif d’un projet d’usine chez nous, est incompatible avec cette réalité incontournable.

Jean Paradis

Alma

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REVITALISER LE CENTRE-VILLE

Une ville, c’est composé d’humains, d’êtres vivants. Et ça change. La population augmente, on y construit des nouvelles rues et routes, des nouveaux commerces s’installent, des écoles de niveau supérieur s’ajoutent, avec les boulevards qui viennent avec, entre autres.

Ce n’est pas à un conseil de ville de décider qui et où est le centre-ville.

Nos élus ont à nous faciliter la circulation, le bien-être à l’intérieur de l’évolution de la cité.

Si tu demeures, par exemple, sur la côte de la Réserve, à Chicoutimi, sous le règne du maire Ulric Blackburn, depuis 1995, et même bien avant cela, avec l’arrivée des centres commerciaux, autour des années 1970-80, le centre-ville de la cité se situe sur le boulevard Talbot, entre le boulevard Barrette et la rue des Champs-Élysées, que la Ville a justement appelé Zone Talbot.

La Zone Talbot est aussi un centre-ville pour une grande partie de la population de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

« Revitaliser le centre-ville », « stopper l’étalement urbain », expressions propres à ce nouveau conseil de ville de Saguenay, qui a l’air d’être le seul à se poser la question.

C’est comme si les commerces, magasins, restaurants, bureaux, habitants proches de la rue Racine, revendiquaient le droit d’être et de rester le centre-ville de Chicoutimi, voire Saguenay, envers et contre tous.

On a, nous dit-on, besoin d’un nouvel autogare.

Pour l’avoir fréquenté quelques fois, dans les années 1980, je ne me souviens pas de l’avoir vu débordant. C’est plutôt avec un sentiment d’insécurité, pour avoir été souvent presque seule dans cet espace désert, que je me retrouvais.

Si je jauge le centre-ville de Chicoutimi par rapport à la quantité de voitures qui y circulent et qui y sont stationnées, le centre-ville est à l’hôpital de Chicoutimi.

« L’étalement urbain. » Que penser à ce sujet, sinon qu’il est synonyme de l’autre ? Tout le monde ne vit pas la nostalgie de vivre à proximité d’un édifice vide et d’un autre âge comme une cathédrale.

Ce que certains bien-pensants de cette ville appellent « étalement urbain » signifie pour moi, vitalité, progression, prospérité d’une cité.

Avec tout l’espace que cette ville compte entre chacune des anciennes villes (La Baie, Laterrière, Jonquière, Shipshaw, Lac-Kénogami), l’étalement urbain, à mon sens, est signe de vitalité. Et puis, on a tous des chars, pas le choix, je n’en dis pas plus.

Pauline Germain

Chicoutimi