Jules Dufour, un professeur d'exception

OPINION / J'ai été un étudiant de Jules Dufour à l'UQAC et c'est le meilleur professeur que j'ai eu dans mes études dans notre faculté régionale. Jules avait un charisme indéniable comme professeur, il avait une grandissime compétence dans l'art d'enseigner. J'ai beaucoup appris de lui sur la coopération internationale. C'était un professeur spécial, car ils savaient attirer l'attention de ses étudiants en présentiel quand il parlait de la misère humaine. Jules nous encourageait à nous investir dans les pays pauvres. Le sort de l'humanité comptait pour lui.
Dans sa notation pour juger un travail d'un étudiant il était honnête autant par le contenu que par la forme. Il y a des professeurs qui ont des partis pris pour des étudiants, Jules ne mangeait point de ce pain-là. Le Canada perd une personne d'une incommensurable chaleur humaine. Dans mes études universitaires, mon seul moment où j'ai rigolé c'est dans un cours de Jules Dufour. Son verbatim était sublime, quand Jules parlait, aucun des étudiants n'était distrait, tous voulaient déguster intellectuellement son savoir. 
Jules respectait ses étudiants. Jules Dufour militait pour la justice sociale et le respect de la nature. Son CV était impressionnant. L'UQAC a perdu un joyau comme enseignant émérite. L'empreinte de Jules sera toujours incrustée au pavillon des humanités et dans les classes de géographie de notre faculté. Tous se souviendront intrinsèquement de lui. Nous avons été privilégiés de connaître un professeur tel que Jules Dufour.
Adieu Jules,
Maxime Simard
Chicoutimi
«Fade out»
OPINION / Il reste moins d'une douzaine de semaines avant les élections municipales du 5 novembre. À Saguenay la scène électorale est à peu près complète, quoique puissent encore survenir des candidatures indépendantes à la mairie et aux sièges de conseillers. 
Jean Tremblay a prétendu que son équipe prenait le moins possible de décisions qui pourraient engager le nouveau conseil municipal. Pourtant, deux exemples récents, parmi tant d'autres au cours des derniers mois, démontrent que le maire sortant fait exactement le contraire : le règlement d'emprunt sur les compteurs d'eau et l'appel d'offres sur le nettoyage printanier des rues. Dans le premier cas, le chef et candidat à la mairie de son parti a demandé publiquement le retrait du règlement. Dans le deuxième, le cabinet du maire a envoyé exceptionnellement au front le directeur des communications pour justifier une initiative qui n'a pas été débattue au conseil. 
Manifestement, le politicien a de la difficulté à lâcher la bride du pouvoir. Il s'est à ce point identifié à son rôle de maire qu'il se comporte comme s'il ne quitterait pas. Comme une vedette qui après avoir occupé des années l'avant-scène comme acteur de premier plan, n'arrive pas à se convaincre qu'elle n'aura plus de rôle; dans son cas avec l'échéance inéluctable du scénario électoral. 
M. Tremblay n'a plus la légitimité politique pour prendre des décisions qui engagent la municipalité au-delà de l'élection. Comme on dit dans le langage télévisuel, il doit au plus tôt faire un « fade out » sur son image et son rôle de maire. Il doit s'attacher à bien expédier jusqu'au 5 novembre ce qu'on appelle habituellement les affaires courantes. Le conseil municipal siégera encore à deux reprises, les 5 septembre et 2 octobre. On imagine facilement le climat politique qui imprégnera les délibérations en pleine campagne électorale. L'éthique et le bien commun commandent impérieusement à Jean Tremblay de ne pas intervenir dans la démocratie électorale.
Peut-être est-ce là un voeu pieux ! À moins qu'il n'en fasse lui-même un devoir moral. Ce serait peut-être là l'occasion pour M. Tremblay d'incarner enfin le rôle dont il rêve manifestement depuis le début de sa vie publique : celui d'un homme sage. 
Laval Gagnon
Chicoutimi
À Roberval? Non.
OPINION / Je dois voir un ophtalmologiste et je suis « chanceuse », me dit-on, car j'ai un rendez-vous à Roberval. À Chicoutimi on ne prend plus personne pour au moins deux ans et on ne peut même pas être placé sur une liste d'attente. J'ai 79 ans et dans quelques années, ce sera les cataractes... à Roberval ? Non. 
Quel respect envers les personnes âgées !
En jasant avec des gens, je me rends compte que nous sommes plusieurs dans cette situation, sans compter que nous devons y aller avec un chauffeur et qui plus est, on nous fera repasser tous les tests déjà faits il y a à peine quelques semaines, selon l'expérience d'une amie. Quel beau système et « peu coûteux » ! 
Je m'insurge contre un tel contrôle sur ma vie. N'y aurait-il pas lieu d'avoir des ophtalmos de Québec qui viendraient à la rescousse disons deux jours semaine ?
C'est un dossier qui m'importe beaucoup et qui doit bouger compte tenu que de plus en plus de personnes âgées se retrouvent « actuellement » et se retrouveront dans le futur à devoir se déplacer vers Roberval accompagnées d'un chauffeur. 
Denise Lapierre
Arvida