La Cour suprême du Canada

Juges et élus...

La décision de la Cour suprême du Canada de rendre la prière illégale aux assemblées municipales est un autre exemple de la judiciarisation continue des sociétés démocratiques. Un État démocratique est essentiellement un gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.
Or, ce sont les valeurs respectueuses de la dignité humaine qui devraient fonder le droit et non les juges. Cependant, aucune démocratie à notre connaissance ne s'est dotée d'une charte des valeurs fondées sur une conception naturelle, rationnelle et scientifique, donc universelle, de la commune nature des êtres humains et entérinée par le peuple lors d'un référendum. Pourtant les humains possèdent présentement toutes les connaissances pour élaborer une telle charte universelle des valeurs humanisantes qui limiterait le pouvoir des juges. Pourquoi le Québec ne serait-il pas le premier peuple à se doter d'une telle charte devenue vitale et urgente pour l'avenir des démocraties qui sont de plus en plus menacées d'implosion sous les tensions générées par les différences culturelles des citoyens?
Gaston Marcotte, Ph.D.
Professeur-associé
Faculté des sciences de l'éducation
Université Laval