Journée mondiale de l’Alzheimer : un temps de réflexion salutaire

La Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer, au-delà de la sensibilisation, oblige à marquer un temps d’arrêt. D’abord pour constater l’état d’avancement de la recherche, mais surtout pour réfléchir à la réalité des personnes touchées. Car si la maladie frappe directement plus de 140 000 Québécois, elle affecte également et profondément leur famille et leurs proches.

Prendre soin d’une personne en perte d’autonomie demande une large part de sacrifices, car les défis sont innombrables sur les plans émotif, physique, monétaire et logistique. Pendant un moment, combien de ces aidants souhaiteraient prendre un bref, mais nécessaire repos pour recharger leurs batteries ?

C’est la mission que s’est donnée Baluchon Alzheimer, un organisme à but non lucratif dont la mission est, depuis 1999, d’offrir du répit aux proches aidants à travers le Québec. Seuls la Côte-Nord, la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine et le Bas-Saint-Laurent ne sont pas encore desservis. Nous travaillons d’ailleurs, de pair avec le gouvernement, à y remédier.

Nos baluchonneuses, pleinement formées et assurées, offrent du soutien et de l’accompagnement 24 heures sur 24, en emménageant à résidence pendant une période allant de 4 à 14 jours consécutifs. Nos baluchonneuses tiennent également un journal d’accompagnement qui propose des approches nouvelles, appuyées sur une expertise professionnelle et un regard externe, afin de mieux outiller les proches aidants au quotidien.

Bien qu’en forte demande, ces services demeurent inusités puisque Baluchon Alzheimer est encore le seul à offrir ce type d’assistance. Cela demande donc d’importants efforts en mobilisation et en recherche de financement, car les ressources publiques sont à la fois partagées et limitées.

Alors que le Québec est en pleine campagne électorale, nous devons saluer les partis politiques qui, chacun à leur façon, ont annoncé des mesures de soutien aux proches aidants, aux aînées ou aux personnes touchées par la maladie d’Alzheimer. Si les bénéfices d’un maintien à domicile sont compris, les ressources demeureront toujours un enjeu.

Avec une espérance de vie toujours en hausse, le nombre de personnes atteintes continue d’augmenter. En ce 21 septembre, individuellement et collectivement, nous nous devons de pousser notre réflexion et de prendre les moyens de nos ambitions.

Guylaine Martin, directrice générale

Baluchon Alzheimer

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Seuil d’immigration

Lâchez-nous patience avec les seuils d’immigration. Comme l’a dit Mario, le seuil d’immigration a bougé à la hausse avec les libéraux et à la baisse avec le Parti québécois. À écouter les opposants de la CAQ, c’est à croire que le seuil proposé par M. Legault va être congelé pour la vie. Je trouve que le parti de M. Legault avance avec prudence si l’on tient compte de l’insuccès de l’intégration par le gouvernement actuel soulevé par la Vérificatrice générale. Personne n’a dit qu’elle parle à travers son chapeau.

M. Couillard fait un drame avec le seuil de 40 000 immigrants proposé par M. Legault. Quand on attaque autant son vis-à-vis, plutôt que de discuter, c’est qu’on est motivé par la peur. Dans le cas présent, c’est la peur de perdre le pouvoir.

Le peuple est plus sage que l’on pense. Il entend plus ce que vous êtes en tant que comportement que ce que vous dites. Ça fait 20 jours que l’on entend les mêmes choses. Concentrez-vous chacun(e) sur votre salade, au lieu de parler sur la salade des autres et laisser le peuple choisir librement. Nous sommes avant tout des citoyens électeurs, de droit et de fait, aptes à décider à toutes les élections.

Martin Belley

Saint-Nazaire

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Cette langue, c’est nous

Les Québécois ont la langue partout, sauf dans leur poche. Et ce peuple se tourne sept fois la langue dans la bouche avant de la sortir dehors, surtout par temps froid.

Vaut mieux la garder au chaud, au creux d’une salive qui fermente les mots si chers de son appartenance. Car, la langue de ce peuple lui revient, c’est là son moindre défaut et c’est bien la moindre chose. Et comme elle est de résonance française, cette langue, elle provoque chez nos petits amis anglais bien des remous et ça se comprend. Une minorité francophone qui lève bien haut le bouclier de sa fierté dans l’océan anglophone de l’Amérique du Nord, cela fait bizarre et, pour certains, cela fait folklorique.

Mais, cette langue n’est pas un virus. Elle est plutôt comme un bon fruit qu’il faut faire goûter à tous ces gens venus d’ailleurs, à ces immigrants qui font de plus en plus partie de notre réalité.

Cette langue a trop bien parlé, a trop bien aimé et a trop bien chanté pour qu’on se la fasse arracher par qui que ce soit. Et si elle perdure depuis si longtemps, c’est bien la preuve qu’elle ne s’est pas encore laissée « enfirouaper ».

Donnons-lui tout le mérite qui lui revient et la reconnaissance légitime à laquelle elle a droit chez nous. Ne la laissons pas se défiler en douce aux quatre vents. Cette langue est belle et grande. Cette langue, c’est nous !

Yvan Giguère

Saguenay