Josée Néron : bilan de mi-mandat

OPINION / Après deux années au pouvoir, force est de constater que les engagements de la mairesse lors de la campagne électorale ne sont pas au rendez-vous : les taxes augmentent bien au-delà de l’inflation, les dossiers piétinent, on cafouille dans l’asphaltage des rues, les dépassements de coûts sont légion, les coupures aux organismes, malgré une supposée politique de dons et subventions, se font de manière arbitraire et on a politisé Promotion Saguenay comme jamais auparavant, malgré les recommandations du ministère des Affaires municipales.

Mais pire encore, malgré les évidences qui s’accumulent, sondage après sondage, on tente toujours de nous faire payer pour un amphithéâtre au centre-ville, en zone inondable dès 2030, et dont nous n’avons aucunement besoin. De plus, comme si la coupe n’était pas déjà pleine, les élus se sont voté 20 000 $ d’augmentation de salaire de manière rétroactive, prétextant une imposition provinciale de leur allocation de dépenses qui ne s’est jamais concrétisée. « Se servir d’abord ! »

On nous avait promis la transparence. Or, les procès-verbaux de Promotion Saguenay ne sont toujours pas mis en ligne sauf par l’Alliance Saguenay, qui doit faire des pieds et des mains pour les obtenir. On nous cache encore toutes les études intramunicipales et certains processus de nominations des plus douteux, dont celui de Denis Lemieux à Promotion Saguenay.

On nous a aussi passé un règlement d’emprunt de 5,5 millions $ pour les bacs bruns simplement en utilisant une stratégie mesquine privant les gens de Jonquière et de La Baie de pouvoir signer les registres dans leur arrondissement.

Et que dire de l’explosion des coûts du soccerdome, qui pourrait mettre en péril un projet qui à la base était justifié ?

Les contradictions demeurent nombreuses entre ce que disait madame Néron dans l’opposition lors de son dernier mandat et ce qu’elle nous sert aujourd’hui. On se rappellera qu’elle avait milité pour avoir trois bureaux de registres pour bloquer le règlement d’emprunt des pontons à La Baie. Elle fustigeait également l’administration Tremblay de payer les dépenses courantes à partir de la dette alors que le même stratagème se poursuit sous son administration. Elle dénonçait la politisation de Promotion Saguenay alors que son premier geste politique fut de s’autoproclamer présidente de cet organisme. Il était aussi hors de question pour elle de se lancer dans les grands projets alors qu’un an après son élection, elle déclarait : « 2019, l’année des grands projets. »

Finalement, il est peu surprenant de constater que le dernier sondage démontre qu’une forte proportion de la population se dit insatisfaite du travail de la mairesse qui fait passer ses intérêts (congédiement nébuleux, nominations partisanes, salaires et amphithéâtre) avant ceux de la population.

Les bons coups ?

Le seul vrai bon coup qu’on pourrait relever, après moult interventions de l’Alliance Saguenay, est le départ de Josée Néron de la présidence de Promotion Saguenay. Cette décision fut cependant ternie par un changement de règlement interne par la mairesse afin de lui permettre de nommer à ce poste nul autre que son ami et partisan de l’ERD, Michel Potvin.

Il est aussi bon de noter que l’horloge de l’hôtel de ville fonctionne, même si, depuis, le temps nous paraît beaucoup plus long !

Bref, il subsiste toujours une déconnexion évidente entre Josée Néron, les promesses non tenues de son programme et les besoins réels de la population. Il ne reste plus qu’à souhaiter que les dommages ne soient pas trop importants d’ici les prochaines élections municipales.

Alliance Saguenay

Dominic Gagnon, chef

Mario Leone, président

Stéphanie Bouchard, administratrice

Jimmy Voyer, administrateur

Roger Dufour, administrateur

Michel Bouchard, administrateur

Maxime Gauthier, administrateur