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Inclusion sans contrainte fallacieuse

Carrefour des lecteurs
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Le Quotidien
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OPINION / Le collectif Coexister au Saguenay-Lac-Saint-Jean, composé notamment de Christian Bélanger, Réjean Bergeron et Marie Fall, qui s’est exprimé, le 1er décembre dernier, dans le Carrefour des lecteurs du Quotidien, voit dans la Loi 21 sur la laïcité un potentiel de stigmatisation des musulmans, particulièrement des femmes musulmanes.

Par Marcel Lapointe, Jonquière

Cette stigmatisation a un corollaire : elle prive maintenant les enseignantes portant le voile islamique de leur droit fondamental au travail. C’est une loi teintée de populisme et d’électoralisme que je qualifie d’injuste et de discriminatoire. La loi sur la laïcité est basée sur un faux principe de précaution visant à protéger les enfants d’un prétendu radicalisme salafiste. De la fabulation purement et simplement.

Durant son étude en commission parlementaire, aucun commissaire ni présentateur de mémoire ne fut en mesure de démontrer, données probantes à l’appui, qu’il y a eu du prosélytisme islamique de la part d’enseignantes du primaire et du secondaire à l’époque ayant précédé la promulgation de la Loi 21.

En outre, j’ai apprécié que dans sa lettre parue le 30 novembre dernier, dans le même Carrefour, Denis Trottier, ex-député péquiste, ait remis les pendules à l’heure en la matière. En vérité, le vent frais de la laïcité s’est mis à souffler sur le Québec dès lors que la Révolution tranquille y a pris naissance au cours des années 60. Le très beau film de la cinéaste Léa Paul, La passion d’Augustine, le démontre fort bien.

La laïcité de l’État pour justifier le carcan de la loi; la belle affaire! C’est, à mon humble avis, un concept vide de sens. Un État qui se prononce laïque par une loi, c’est pour logiquement entraîner ses commettants à en faire autant. Et non le contraire.

La véritable laïcité québécoise découle de la libération du peuple du joug cathopolitique imposé par Maurice Duplessis et l’Église catholique omniprésente pour nous soumettre, Canadiens-Français, à l’ordre divin nous condamnant au petit pain.