Imposer les mots anglais

OPINION / Les dernières dénonciations publicisées montrent bien que certains comportements non désirés continuent de faire des victimes qui, bien souvent, dans le passé, n’osaient pas dénoncer ces gestes. Aujourd’hui, les réseaux sociaux semblent être la tribune par excellence pour dénoncer.

Lors de cette série de dénonciations, nous avons appris qu’un membre de la colonie artistique a envoyé une photo de son pénis à une autre artiste. Ce qui est regrettable, dans une moindre mesure que le geste, est l’utilisation de l’expression anglaise [dick pic] au lieu d’utiliser, tout simplement, l’expression «photo du pénis».

Plusieurs personnes non familières avec la terminologie pornographique se sont demandé avec raison ce que cette expression anglaise voulait dire. Ils ont compris, à la lecture du texte, ce dont il s’agissait. Pourquoi alors utiliser l’expression en anglais au risque de voir cette expression devenir un virus linguistique et être utilisée par tous ?

Tous les communicateurs ont une responsabilité dans la lutte pour la protection de notre langue.

Pierre Lincourt

Membre de l’Association pour le soutien et l’usage de la langue française (ASULF)

Chicoutimi