Il faut rénover la piscine du Cégep de Chicoutimi

OPINION / Il y a plus de 50 ans, Claude Maltais créait un petit groupe de nageurs qui travaillaient chez Hydro-Québec et qui se rejoignaient dans la piscine du Cégep de Chicoutimi pour s’entraîner, se réunir tous ensemble, simplement pour le plaisir de s’activer. Toutes ces années plus tard, grâce à la piscine du cégep, leur cadran sonne toujours trois matins par semaine pour leur rappeler qu’il est l’heure de mettre leur maillot et de nager. Un tissu serré de citoyens ayant leur santé à coeur s’est créé et, longueur après longueur, la santé de ceux-ci n’a cessé de s’améliorer.

Je suis l’un de ces citoyens qui nagent dans ces eaux depuis plus de 40 ans.

Malheureusement, les installations actuelles nécessitent une revitalisation urgente. Nous sommes en mesure de le constater chaque matin.

Ce projet nécessite que la voix des utilisateurs de la piscine soit entendue auprès de la mairie.

Par la présente, j’insiste pour joindre notre voix à celles de Michel Dufour et de Pierre Lavoie afin que se concrétise la rénovation de la piscine du Cégep de Chicoutimi. 

J’insiste aussi pour parler au nom des 7000 personnes qui profitent déjà de ces installations. Sachant que les villes qui ont modernisé leurs infrastructures ont quadruplé leur clientèle, je souhaite que ma voix résonne et invite les potentiels 28 000 futurs utilisateurs de la piscine à exprimer leur désir de voir un si important projet prendre vie.

Qui plus est, puisque j’oeuvre comme médecin spécialiste à l’hôpital de Chicoutimi, je suis en état de constater quotidiennement le besoin urgent de faire bouger la population.

Soyons à la hauteur de cette ville qui se veut la capitale des saines habitudes de vie et préconisons des infrastructures inclusives qui savent répondre à l’ensemble des citoyens, de tous âges et de toutes capacités.

Au nom de mon groupe de nageurs et de notre responsable Fabienne Gravel, pharmacienne, je signe.

Sylvain Gagnon, gynécologue

Hôpital de Chicoutimi

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LE NOUVELLE RELIGION

Les temps changent et le monde aussi, comme dit la pub. Aujourd’hui, on semble avoir délaissé les religions traditionnelles pour s’accrocher à des concepts plus modernes. L’environnement et l’écologie prennent toute la place. À l’école, on n’enseigne plus le catéchisme ni les prières. On apprend l’importance de poser des actes significatifs pour sauver la planète. Les générations précédentes ont craint l’enfer; aujourd’hui, on craint le réchauffement de la planète plus justement identifié dorénavant par les changements climatiques. 

Comme toute religion, tout n’est pas mauvais, mais les religions traînent avec elles leur lot de fanatiques. L’environnement ne fait pas exception. 

Ceux qui croient et qui suivent les règles imposées par les religions deviennent, de façon générale, des actifs pour la société. Voltaire expliquait ainsi l’utilité de la religion pour la société : « Je veux que mon procureur, mon tailleur, mes valets croient en Dieu. Et je m’imagine que j’en serais moins volé », écrivait ce philosophe du XVIIIe siècle. 

Les gens souscrivent majoritairement à l’application des règles élémentaires pour la protection de l’environnement. Et c’est très bien ainsi. D’autres, cependant, font de l’environnement un combat personnel. L’idéologie environnementale prend une dimension de fin ultime. Et pour certains, ça tourne au fanatisme. 

Surtout que plus le projet est d’envergure, plus il exacerbe les pratiquants écologiques et leur intérêt à le diffamer, sachant que les médias ne demandent qu’à arbitrer ce genre de conflit générateur d’interaction médiatique.

Des politiciens opportunistes sauteront sur l’occasion pour enrichir leur capital politique. D’autres, plus terre à terre, sans être climatoseptiques, se prononcent du bout des lèvres pour ne pas déplaire aux ténors écolos qui jouissent souvent de tribunes privilégiées, comme dans le domaine de l’enseignement, par exemple. Ou encore chez ces autres employés de la fonction publique qui sont souvent plus inquiets de la fin du monde que de la fin du mois.

Faut lire ces fausses allégations sur les réseaux sociaux et le dénigrement qui se fait à l’égard de ceux qui privilégient le développement économique pour comprendre jusqu’où le fanatisme peut mener. Heureusement, il s’agit ici d’une minorité bruyante qui a sonné le réveil de la majorité silencieuse. Et quand les fanatiques religieux débordent, les fidèles cherchent rapidement à s’éloigner de ceux pour qui la fin justifie les moyens.

Richard Banford, ex-chef de cabinet de Jean Tremblay

Saguenay