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Ghislain Harvey et Jean Tremblay, en 2013.
Ghislain Harvey et Jean Tremblay, en 2013.

Il était une fois GNL Québec...

Carrefour des lecteurs
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Le Quotidien
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OPINION / Un débat fait rage présentement dans la région et au Québec concernant le projet de GNL Québec, à La Baie. Je soumets à votre attention, à ce sujet, un extrait du livre que nous lancerons, Carol Néron et moi, à l’automne 2021. Ce livre portera sur les différents mandats (1997-2017) de Jean Tremblay à la mairie de Chicoutimi et de Saguenay.

Par Ghislain Harvey, La Baie

Cet extrait fait référence de façon plus spécifique, et sous forme condensée, au rôle que Jean Tremblay et moi avons joué dès l’annonce de ce projet gigantesque, primordial pour la région. Je reviendrai plus en détail dans le livre sur le contenu de la première rencontre que nous avons eue, le maire et moi, avec les promoteurs, MM. James W. Breyer et Jim F. Illich, au mois de décembre 2013.

Dans les heures suivant cette rencontre stratégique avec MM. Breyer et Illich, les deux principales entités de développement économique de la ville, Port de Saguenay et Promotion Saguenay, se mirent au travail pour retenir et participer à la réalisation de cet immense projet.

Le maire Tremblay, comme toujours, était prêt à braver mer et monde pour récolter les milliards de dollars en investissements privés et surtout pour défendre et appuyer les centaines de nouveaux emplois bien rémunérés qui découleraient de la réalisation de ce projet. Sans oublier, également, les revenus en taxes que celui-ci laisserait tomber dans les caisses de la ville !

La fermeture de la Consol

Jean Tremblay n’a jamais oublié le choc créé par la fermeture de la Consol, en 2004. Il avait été très ébranlé par l’arrêt définitif de production à l’usine MDF, toujours à La Baie. Pour lui, le projet GNL, c’était ce dont la ville avait le plus besoin, car pas moins de 640 familles venaient de perdre leur gagne-pain avec cette tragédie. Il s’était tant investi avec les travailleuses et travailleurs dans leur bataille qu’il avait fait de la relance économique de cet arrondissement une affaire personnelle. Il était décidé à livrer bataille : « Écoute Ghislain, je parle au conseil municipal et à celui de Promotion Saguenay, je pars en guerre ! Ce ne sera pas facile. J’irai sur toutes les tribunes, à Québec, à Montréal, là où se planquent les adversaires les plus susceptibles de faire avorter le projet. Ce sont contre ces gens-là qu’il faut combattre ! J’irai à Tout le monde en parle s’il le faut, j’irai sur leur propre terrain. Tu sais que j’ai toujours refusé de participer à cette émission, mais pas cette fois, l’enjeu est trop important pour la ville et surtout pour les gens de notre région. »

Le maire m’a demandé de préparer un plan d’attaque comprenant des interventions planifiées auprès des gouvernements, des maires de la région et de ceux des grandes villes du Québec. Il a même pris soin d’ajouter : « Tu peux être certain que je vais me présenter devant le BAPE avec un dossier étoffé. Je vais les convaincre que ce projet est important et nécessaire pour notre monde. Que nos concitoyens l’appuient et le désirent avec enthousiasme. »

L’exemple de la 175

Concernant l’attitude à adopter face au BAPE, Jean Tremblay me rappelle à cette époque le combat mené en faveur de la construction de l’autoroute Chicoutimi-Québec. Je me souviens particulièrement de la manière énergique avec laquelle il avait défendu les intérêts de la ville devant la présidente, Sylvie Girard.

Je me souviens également que le maire avait rencontré le ministre de l’Environnement, Thomas Mulcair, lorsque celui-ci, en plein cœur de l’hiver, s’était déplacé au Saguenay. Le visiteur de Québec avait laissé le contact sur sa limousine pendant plusieurs heures devant l’hôtel La Saguenéenne afin de garder l’intérieur de son véhicule bien au chaud. En pleine conférence de presse, Jean Tremblay avait reproché assez sèchement cette malheureuse contradiction : « Pour un ministre supposé représenter et défendre les intérêts environnementaux, on repassera ! Nous n’avons pas de leçon à recevoir d’un tel personnage. »

GNL : un projet vital pour la région

Le projet GNL représentait (et représente toujours) des milliards de dollars en investissements pour la région : 1500 emplois à l’étape de la construction et plus de 100 emplois directs et 300 indirects découlant de l’opération de l’usine. Sans oublier nos PME qui pourront développer de nouveaux créneaux d’expertise et de sous-traitance.

Jean Tremblay se souciait profondément des préoccupations des citoyens de sa ville et particulièrement des gens qui triment durent chaque jour pour faire vivre leur famille. GNL, c’était pour lui « non négociable » en tant que projet porteur devant être réalisé à tout prix !