Il est temps de changer!

OPINION / Les changements climatiques sont des phénomènes apparents après l’ère industrielle fortement en raison des êtres humains, selon plusieurs graphiques scientifiques tels que ceux du GIEC. Ce nouveau terme a ainsi vu le jour à la suite des actions posées par l’Homme. Ces transformations dérèglent fortement la Terre. Une hausse de température, une hausse du niveau de la mer ou encore une hausse de l’intensité des phénomènes météorologiques en sont des exemples. Cependant, si nous, les humains, sommes responsables de cette tragédie, pourquoi ne pas faire de même pour l’atténuer en changeant quelques habitudes ? Le végétarisme est donc l’une des clefs pour sauver notre Terre. Tout d’abord, il est clair que l’élevage présente un énorme problème face aux déséquilibres climatiques. De plus, son coût est nettement plus élevé que pour les aliments végétaux. Enfin, cette option est sans aucun doute à prendre en considération face à l’évolution de la population sur notre planète.

Premièrement, la production de viande est l’un des facteurs importants du point de vue des changements du climat. En effet, ces bovins sont de grands producteurs de gaz à effet de serre puisqu’à eux seuls, ils en émettent environ 14,5 %, selon la FAO. Ce nombre est plus élevé que celui du secteur du transport. En outre, en plus de répandre beaucoup de méthane dans l’air, un gaz plus nocif que le dioxyde de carbone pour l’effet de serre, ils exploitent en très grande partie certaines ressources, par exemple l’eau potable. Effectivement, pour produire un kilo de bœuf, il faut environ 15 000 litres d’eau, selon le livre Est-il trop tard ? , écrit par Claude Villeneuve. Pour approximativement un kilo de blé, il en faut un litre. Pendant ce temps, des milliers d’êtres humains partout dans le monde en sont privés. Il faut revoir nos méthodes d’élevage pour que celui-ci soit plus efficace. Ainsi, moins de gens mourront de soif. De plus, le bétail ne redonne pas la même quantité de protéines que les éleveurs lui ont donnée pour sa croissance. En effet, celle étant produite est bien moindre que celle ingérée par l’animal. Enfin, dans les épiceries, le prix de ce type de nourriture est en train d’augmenter considérablement. Ce serait peut-être une bonne idée de prendre d’autres initiatives.

Deuxièmement, le prix des aliments végétarien, soit celui pour des protéines végétales, par exemple le tofu ou bien les edamames, est beaucoup moins élevé que celui de la viande de bœuf, de porc ainsi que de poulet. Effectivement, je me suis moi-même rendue en épicerie pour observer ce phénomène et j’en suis restée bouche bée. Une livre de tofu monte à 2,59 $ alors qu’une livre de bœuf haché mi-maigre s’élève à 6,53 $. Une livre de porc haché maigre est à 3,46 $ et une livre de poitrines de poulet désossé est à 8,37 $. Ainsi, le bœuf coute 2,5 fois plus cher et la volaille est 3 fois plus dispendieuse que le tofu dans les épiceries IGA et Métro. De plus, être végétarien c’est bien, mais manger des produits locaux c’est encore mieux. En effet, selon le journal La Tribune, manger des aliments de notre région diminue les émissions de gaz à effet de serre. Effectivement, faire ce choix fait en sorte de réduire les énergies dissipées dans l’air lié aux transports et le coût de l’aliment. Enfin, cette initiative est certainement à prendre en compte en raison de la population grandissante.

Troisièmement, la croissance démographique sur la planète est de plus en plus grande. Ce nombre monte de façon exponentielle et semble être alarmant en ce qui a trait à la nourriture produite. En effet, la population mondiale est estimée à 7,55 milliards aujourd’hui et elle ne fait qu’augmenter. En 2050, nous serons 9,77 milliards et 11,18 milliards en 2100, selon l’ONU. En outre, selon le journal Le Devoir : « La production mondiale de viande a été multipliée par quatre depuis cinquante ans, passant de 75 millions de tonnes à plus de 300 millions de tonnes. » C’est donc une preuve que plus il y a de personnes sur Terre, plus ceux-ci mangent de la viande de bovins et plus les émissions de GES augmentent. Effectivement, pour produire seulement un kilogramme de cet animal, il émet environ 32,5 kilos de dioxyde de carbone dans l’air, selon des chercheurs du magazine Nature. Nous devrions changer nos habitudes alimentaires et opter pour des protéines végétales, et ainsi faire une part pour les diffusions de gaz.

En conclusion, le but premier de ce texte n’est pas de vous rendre végétarien, mais bien de vous faire réaliser que quelques changements dans votre routine peuvent être bénéfiques pour votre Terre et votre environnement. Manger, par exemple, deux à trois fois par semaine des protéines végétales peut produire une évolution des conditions de la planète et peut même vous faire épargner de l’argent. Effectivement, manger environ 5400 repas de protéines végétales équivaudrait à une réduction d’émissions de dioxyde de carbone comparable à vingt vols entre New York et Paris.

Carolane Labrecque, étudiante

Science de la nature

Cégep de Jonquière