Les métis à travers le Canada ont accueilli la décision de la Cour suprême.

Identité intériorisée jusqu'à l'oubli

OPINIONS / 2016, une année déterminante pour les peuples métis autochtones de notre pays. L'histoire a répété de grandes injustices envers les Autochtones, particulièrement envers les femmes qui, jusqu'en 1985, perdaient leur statut si elle épousait un Allochtone. La Loi fédérale C-31, adoptée cette année-là, visait à corriger cette injustice, mais n'a pas rectifié toutes les conséquences.
Le jugement de la Cour suprême du Canada vient de boucler le côté légal du débat. Après le feu de joie, il nous reste à faire un consensus exemplaire pour réparer les injustices faites à notre peuple et dont nous sommes la conséquence.
Je ne tiendrai plus jamais le silence qui a habité les femmes et les hommes de la famille montagnaise de ma mère qui ont vécu sans reconnaissance de leur identité dans notre région: Charles-Alexandre Kaorate-Outaouabanoun et Marie-Joseph Miskuit-Pelletier (Mariage-1721); Cécile Kaorate (M-1742); Geneviève Gagnon (M-1781); Pierre Balckburn (M-1817); Alexandrienne Blackburn (M-1846); Emma Bouchard (M-1879); Claudia Tremblay (M-1906); Rosa Lévesque (M-1945). Aussi ceux de la famille de mon père (MicMac et algonquien), ceux de la famille de mon grand-père maternel (algonquien) et ceux de la famille de mon arrière-grand-père maternel (montagnais, lignée de F. Pelletier-Antaya).
Reine Tremblay