Hommage à Michel van Zyl

OPINION / Tu viens de nous quitter pour un très long voyage sans billet de retour. Originaire de Belgique, tu es tombé en amour avec une fille de Saguenay, et de votre union sont nés trois enfants dont tu étais fier.

Tu avais une formation en orthèses plantaires. Ici, tu t’es inscrit au Cégep de Chicoutimi en Techniques de physiothérapie. C’est là que j’ai fait ta connaissance. Je me souviens de toi comme un élève bon vivant, curieux, qui arrivait déjà avec beaucoup de connaissances à partager. J’étais fière de t’avoir enseigné. Quelques années plus tard, une passion commune, l’ostéopathie, nous a permis de développer une belle amitié. Dans ce domaine, tu avais pris de l’avance.

Plusieurs centaines de patients ont profité de tes bons soins. Certains arrivaient à ton bureau en te disant que tu étais leur dernier espoir pour être soulagé de douleurs qui empoisonnaient leur vie. Tu écoutais, traitais, conseillais, tout en ponctuant ton discours de blagues et de petites phrases philosophiques.

Tu étais généreux de ton temps et traitais également les gens, sans tenir compte de leur titre. Tu as traité gratuitement des gens qui étaient trop pauvres pour se payer tes services, et ce, même si tu ne roulais pas sur l’or, parce que tu croyais au partage. Tu voulais faire une différence pour eux, donner au suivant. Tes clients se souviendront d’un ostéopathe intègre, qui dégageait de la gentillesse, qui était compétent, et tout cela teinté d’une belle joie de vivre.

Dans les derniers mois, avec beaucoup de douleurs, tu étais là, encore au travail, même si tu savais que la fin approchait. Tu m’appelais : « T’es où ? Qu’est-ce que tu fais demain ? J’ai un patient qui a ça et ça… J’aurai besoin de ton aide. » En réalité, tu voulais me transmettre ce que tu avais découvert au cours de tes années de pratique. Tu voulais que tes trouvailles servent à d’autres patients, ne tombent pas dans l’oubli. Et combien de fois, j’ai pu constater que l’élève avait dépassé le maître de plusieurs longueurs.

Dans les derniers temps, tes lectures, tes réflexions et tes questions recoupaient celles d’un autre ostéopathe que tu respectais beaucoup, Stanley Robinson, décédé le 16 juillet 2012, dans des circonstances similaires. Corps, âme, esprit, faire partie d’un tout plus grand, quel est le but ultime de la vie, etc. Dans vos bibliothèques, il y avait les mêmes livres. Et je pense que vous étiez arrivés aux mêmes conclusions que M.Walsch : nous sommes ici pour prendre soin les uns des autres, et ce, peu importe notre métier ou profession. Puisqu’on n’apporte rien avec soi, ce qui important, c’est ce qu’on laisse aux autres.

Merci d’être passé dans nos vies.

J’offre mes condoléances à sa famille, son épouse dévouée, Annie, ses trois enfants (Éliot, Harry et Samuelle), son frère, sa belle-famille, sa complice de travail et amie Lyne Rannou, ses nombreux amis.

Tu disais que tu aurais apprécié quelques années de plus, et je te comprends. À 49 ans, tu étais trop jeune pour mourir. Tu vas nous manquer !

Hélène Lapointe

Laterrière

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QUAND ON VEUT, ON PEUT

Je crois au bon jugement et au sens de l’équité de Robert Lepage. Mais je suis forcé de les questionner pour ses deux dernières pièces, SLAV et Kanata. Quand je suis allé voir la pièce de théâtre amérindienne Muliats, mettant en présence trois autochtones sur quatre, dont la talentueuse Natacha Kanape-Fontaine et Marco Collin, deux artistes autochtones, j’ai trouvé très pertinent que les acteurs s’assoient avec nous, les spectateurs, après leur présentation. Histoire de discuter, expliquer, justifier telle ou telle action, réplique ou dialogue. Pourquoi n’en serait-il pas de même avec les pièces controversées de Robert Lepage : SLAV sur l’esclavage dénoncée par des Noirs, et maintenant Kanata sur l’histoire des Autochtones du Canada critiquée par certains de leurs représentants ? Le public a le droit d’être sensibilisé, mais Robert Lepage veut rencontrer le Collectif SLAV-Résistance et les contestataires de la pièce Kanata derrière des portes closes. Et trouvez-moi, s’il vous plaît, mesdames et messieurs metteurs en scène, autre chose que l’argument du processus démocratique trop lourd à appliquer pour demeurer de marbre devant cette suggestion.

Marcel Lapointe

Jonquière

UN BEAU SENTIER, MAIS...

Je suis heureux de voir que le sentier de VTT Trans-Québec 50 est devenu une réalité, mais je me questionne sur l’accès aux autres réseaux de la région. Notamment, que doivent faire les propriétaires de quad s’ils ne demeurent pas à proximité de Laterrière ? Une fois rendu à Chicoutimi, il va falloir se rendre au départ du sentier en utilisant une remorque. Ce n’est guère plus facile pour les amateurs qui demeurent à Jonquière ou à La Baie. Que dire des vététistes qui habitent au Lac-Saint-Jean ? N’y aurait-il pas lieu de prévoir des liens qui unissent les principaux réseaux de la région ?

René Vincent

Jonquière