Hommage à Bernard Landry

OPINION / En rendant hommage à M. Bernard Landry, plusieurs ont mentionné l’intérêt et l’enthousiasme à l’égard du développement des régions du Québec, qui ont animé et marqué sa vie politique. Formé en droit et en économie à Montréal et à Paris, député de la région de Montréal et premier ministre à Québec, il voyait tout de même le grand pays au-delà des couronnes de Montréal et Québec, et avait son développement à cœur.

M. Bernard Landry a fait beaucoup pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean en accordant des crédits d’impôt (abolis depuis plusieurs années) aux entreprises émergentes dans la transformation de l’aluminium. J’ai été un témoin privilégié de l’impact important de cette mesure dans le succès de plusieurs entreprises maintenant bien établies chez nous.

J’exprime ma vive admiration pour le leadership de M. Bernard Landry et je rends hommage à cet homme politique hors du commun.

Pierre Bouchard

Président et fondateur de STAS

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MISE AU POINT

En réponse à une lettre ouverte intitulée « Démocratie gazée », publiée le 2 novembre 2018.

Tout d’abord, il importe de préciser que bien qu’elle dessert elle-même des clients en gaz naturel liquéfié, Énergir n’est pas associée au projet actuellement en discussion à Jonquière et mentionné dans cette lettre.

Quant au rôle du gaz naturel dans la transition énergétique, quelques précisions sont de mise.

Tout d’abord, les extensions du réseau de gaz naturel et la desserte en gaz naturel liquéfié permettent à des industries, commerces et institutions qui consomment du mazout et d’autres produits pétroliers, de transiter vers le gaz naturel avec des équipements à haute efficacité énergétique. En consommant mieux et moins, il en résulte immédiatement des réductions d’émissions de GES et de polluants en plus de permettre à ces entreprises de réaliser des économies significatives.

Ainsi, lorsque l’on prend la peine d’analyser la chaîne d’approvisionnement du gaz naturel au Québec en se référant à des données récentes et à des modèles reconnus, on constate ses avantages environnementaux par rapport aux produits pétroliers.

Par ailleurs, Énergir travaille à réduire l’empreinte environnementale du gaz naturel qu’elle distribue en identifiant les meilleures pratiques de production, afin de s’approvisionner à terme auprès de ces producteurs. Énergir mise sur le potentiel de la filière du gaz naturel renouvelable (GNR) en travaillant à élargir son offre et afin de la rendre disponible au plus grand nombre de clients possible par l’entremise de son réseau de distribution.

Énergir partage les objectifs de la lutte contre les changements climatiques pour bâtir une économie plus sobre en carbone. Elle est consciente, en tant qu’entreprise du secteur l’énergie qu’elle a un rôle à jouer et a déjà amorcé sa propre transition énergétique afin de réduire l’empreinte environnementale de ses activités et d’offrir des produits et services qui permettent aux clients et communautés qu’elle dessert de faire de même.

Catherine Houde, porte-parole

Énergir

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PARMI LES 100 MEILLEURS?

À la suite de l’article du Quotidien paru récemment, affirmant que Rio Tinto est parmi les 100 meilleurs employeurs au pays, je tiens à dénoncer cette supercherie de Mediacorp Canada.

Imaginer que pour établir le positionnement de RTA, l’analyse s’est faite sur 150 des 15 000 employés au Canada. Cet échantillonnage bidon provient uniquement des employés du siège social RTA-Alcan à l’édifice Deloitte au centre-ville de Montréal. Aucun employé des salles de cuves, aucun employé de la production d’anodes, aucun employé des plans de production d’alumine, aucun employé des mines, etc. Pourtant c’est là que l’on trouve la très grande majorité des employés.

Ceux du siège social ont des conditions idéales. L’employé le plus ancien a 50 ans, ce qui n’est pas le cas dans les usines. Croyez-vous qu’il y a des cabinets médicaux sur place dans les usines, une vue à 360 degrés sur la ville, des douches et des tapis de course sur place, de la musique et des postes de TV sur place, des cours de yoga et de zumba gratuits, des garderies ? Non, ces conditions sont exclusives aux employés du siège social. Que les salaires individuels sont révisés annuellement, qu’il y a des horaires flexibles, que tous les employés ont un bonus annuel, que l’employeur paie 100 % du plan de santé, qu’il y a des tarifs réduits pour les sports, sur l’achat de voitures, sur les voyages et jusqu’à 15 000 $ de subvention pour des cours reliés à l’emploi ? Aucun employé de plancher n’a ces conditions.

Toutes ces conditions n’existent qu’au siège social. Pourquoi Médiacorp ne s’est-il servi que de 1 % des travailleurs, les plus avantagés, pour classer RTA dans les 100 meilleurs employeurs au pays ?

En tant que membre actif de l’Association des retraités syndiqués de Rio Tinto Alcan, je tiens à rappeler quelques faits qui sont loin de nous faire croire que RTA est l’un des 100 meilleurs employeurs du pays.

Par exemple, Rio Tinto a effacé une dette de 538 millions en mesure d’allégement dans notre fonds des retraités syndiqués, avec la complicité du gouvernement libéral. De plus, elle a pris des lettres de crédit pour 266 millions dont elle n’aura jamais à rembourser les intérêts à notre caisse de retraite. Il en est de même pour 105 millions dans la caisse de retraite des employés-cadres, dont RTA ne payera pas non plus les intérêts.

La conséquence en est que l’indexation de nos rentes s’en va chez le diable. RTA a diminué les conditions qu’on avait avec Alcan en faisant payer ses dettes par ses retraités.

Ceci n’est que quelques exemples concernant les retraités et il est clair qu’il n’y a pas un travailleur des usines ou des mines qui croit à cette supercherie : que Rio Tinto est parmi les 100 meilleurs employeurs au pays.

Mishell Potvin

Retraité RTA