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Grève dans les cégeps, coup de gueule !

Carrefour des lecteurs
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Le Quotidien
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OPINION / Une grève en pleine semaine de fin de session ? Vraiment ? On dit aujourd’hui aux jeunes cégépiens qui sont déjà au bord du gouffre que leur examen final sera à 13 h. On leur confirme à 7 h 30 du matin le jour même si ça aura lieu. Ce sera pareil pour tous les examens. Leurs examens de session qui comptent pour 40 % de l’année !

Josée Gagnon, Saguenay

On leur envoie six courriels la veille pour changer les heures d’examens, qui se contredisent les uns les autres. Soyez à l’affût ! Que le plus fort gagne.

Il devait y avoir une grève mardi et jeudi. Les examens avaient été annulés. Surprise ! Le matin même, on leur a appris que la journée de grève était finalement demain (vendredi). Bingo ! Vite vite vite votre examen de fin de session (40 %) est tantôt les amis ! Performez, on fait ça pour vous !

Il vous reste deux heures pour réussir l’impossible.

La semaine prochaine, surprise ! Le mercredi deviendra le lundi, le jeudi sera le mardi, le vendredi le mercredi...

Plein d’options pour notre belle jeunesse qui ne pourra pas devenir médecin ou avocat pour ça. Parce que la « cote R » ne sera pas assez élevée. Certains vont carrément décrocher. Qu’à cela ne tienne ! Ça nous fera de bons cueilleurs dans les champs plus tard ! On en a besoin justement.

En ce moment, les jeunes n’ont pas le droit de communiquer du tout avec leurs profs. Ce n’est pas la faute des profs, ils n’ont juste pas le droit. A-t-on le droit aux aide-mémoires ? Pas moyen de savoir. Peu importe. Tout est cousu de fil d’or.

Les professeurs pris en otage font ce qu’ils peuvent. On coupe leur salaire s’ils n’appliquent pas les règles de grève. So so so!

Les profs veulent tous que leurs élèves réussissent. Ils savent mieux que quiconque les dommages que cela va engendrer pour une génération. Ils sont tous révoltés.

Mais c’est quoi ce pouvoir décisionnel qui sabote l’éducation (du primaire à l’université) de nos jeunes épuisés et surhumains de s’adapter autant depuis le début de la pandémie ? Comme tout le monde, je sais !

Quel plaisir ils ont, nos jeunes ? Vous ? Tout le monde, de piocher sur ces jeunes, cette génération pointée du doigt, anxieuse, épuisée et démunie. Hypothéquée. Sacrifiée.

Fallait voir leur fureur de vivre pour comprendre. Ben… Comme toi, avant. À 18 ans !

Alors toi, l’adulte de 18 ans depuis deux semaines, si tu ne comprends rien au chaos ambiant, ben, tant pis pour toi ! Si tu as une erreur sur ta note, hé ben, c’est la vie !

Et si tu te fais battre chez toi parce que tu n’as pas des bonnes notes, bien tant pis pour toi aussi.

Le syndicat ? La direction ? Le gouvernement qui veut que ça se règle vite ?… La faute à qui exactement je me le demande ?

Toi, le jeune, on s’en fout de toi. En 2021, tu es le moindre de nos soucis. Coule.

Ils n’ont plus accès à aucun support ni d’empathie de personne.

Les services en santé mentale sont sous incubateurs et surchargés, voire fermés.

J’en veux aux décideurs qui ne mettent que des bâtons dans les roues des élèves sous prétexte que c’est par amour qu’on fait ça.

Il y a un moment pour l’étude et un moment pour l’amour !

Pourquoi on ne leur donne pas au moins leur horaire d’examen de fin d’année ?

En ce moment vos jeunes, ils font quoi ?

Ils passent toutes leurs nuits blanches à étudier des examens en pleurant, ne sachant pas l’horaire d’examens !

Solution syndicale ?

Apprenez tout ! Tout le temps !

Soyez aux aguets !

On vous dit ça le matin même si vous avez un examen ! Arrangez-vous !

Gens du syndicat, directeurs et décideurs ayez honte de ce que vous faites aux jeunes. Honte de votre inhumanité envers leurs espoirs et leurs efforts.

Une génération de destins détruits par ces décisions.

Oui la grève. Oui les professeurs, mais « timing is everything ».

Un minimum de respect pour l’humain en faisant nos « combats » serait de mise !

Hey ! Toi, le jeune adulte, tu m’impressionnes, vraiment ! Ne lâche pas !