Grandeur et beauté pour le G7

OPINION / Charlevoix est une véritable oasis de beauté et un havre de paix. Région qui a inspiré bons nombre de nos plus grands peintres et où ont séjourné de grandes écrivaines telles Laure Conan et Gabrielle Roy.

Pour y être allé à plusieurs reprises pour le travail, ou encore pour les vacances, j’ai toujours eu un faible pour Baie-Saint-Paul, pour son aspect culturel et son événement Rêves d’automne. Mais selon moi, c’est à La Malbaie, dans le secteur Pointe-au-Pic, où l’on peut apprécier l’un des plus beaux points de vue au Québec sur le fleuve Saint-Laurent. Particulièrement le long du chemin du Quai, où l’on peut marcher allégrement jusqu’au petit port de la ville tout en appréciant la magnificence du lieu et de ses superbes couchers de soleil.

Malheureusement, à l’occasion du G7 des 8 et 9 juin, c’est précisément là, le long du chemin du Quai, que l’on aura érigé une clôture entre nous et le fleuve. Dommage, puisqu’on privera ainsi le monde entier, lors de cet événement qui sera fort médiatisé, d’un des plus beaux coins du pays. Mais que voulez-vous : attention, danger ! En effet, qui sait si, comme dans les contes et légendes de Charlevoix, des monstres marins ne surgiront point pour avaler tout rond Justin et ses invités ? Vaut mieux prévenir. En fait, plus on s’approche du G7 et plus l’élément de la haute sécurité vient nous priver de la beauté que nous offre La Malbaie.

Je ne ferai pas ici un plaidoyer anti-G7, mais j’espère juste une chose, c’est que cet événement soit aussi l’occasion de faire connaître au monde entier la culture et l’histoire de Charlevoix. Que les caméras venues de partout ne braqueront pas leur objectif uniquement sur les dignitaires ou sur les manifestants qui y seront entendus, mais aussi sur la grandeur et la beauté charlevoisienne. Une région inspirante qui a vu naître entre autres le Cirque du Soleil et où ont œuvré de grands artistes en arts visuels.

Yvan Giguère

Saguenay

Le pot

OPINION / Réaction à l’article de Mme Chantale Potvin intitulé « Au Canada, on s’fume la tête », dans Le Quotidien du 12 mai 2018.

Pour ma part, je dis à Mme Potvin « bravo », votre article est très bon de la première phrase à la dernière.

Pourquoi « Selfie Justin » est si pressé avec ce dossier « fumant » ? Une partie de la réponse serait peut-être que d’anciens et/ou actuels députés et ministres libéraux fédéraux salivent déjà aux profits anticipés de cette légalisation. Notre premier ministre Trudeau n’a pas jugé bon de mener une large consultation sur le sujet. Il me semble de voir un parallèle avec ses élans d’émotions comme la crise des migrants qu’il a créée à lui tout seul sans consulter les provinces.

Justin Trudeau, lors de son dernier voyage en Inde, par ses tenues vestimentaires bizarres, a fait passer les Canadiens pour des imbéciles sans discernement. La journée de la légalisation du pot, il va peut-être se déguiser en joint de pot, on ne sait jamais, avec ses élans d’émotions mal contrôlés.

Jacques André Fortin

Dolbeau-Mistassini

Pistes de réflexion

OPINION / Il me semble important de comparer les superficies des terrains du Centre Georges-Vézina et de la zone portuaire afin de prendre une décision éclairée sur le projet d’un nouvel aréna.

À l’aide d’un module WEB bien connu (Earth, outil, ligne et polygone), on voit que le terrain du CGV a une superficie de 52 900 mètres carrés et si on y soustrait l’aire du CGV (6000 mètres carrés) et du Pavillon de l’agriculture (2600 mètres carrés), on obtient la superficie totale du stationnement disponible soit 44 300 mètres carrés. Lors des matchs des Sags, on utilise en plus de ce stationnement celui derrière le Bistrot du Fjord et les rues avoisinantes, Bégin, Lafontaine et Newton.

En utilisant la même technique, on voit que le terrain disponible de la zone portuaire est de 19 800 mètres carrés et si on y soustrait l’aire qu’occuperait un aréna comme le CGV, il ne reste qu’un terrain de 13 800 mètres carrés, soit moins de trois fois celui du CGV.

Pendant les jours de semaine, l’autogare actuelle est utilisée au maximum par les employés et clients du haut de la rue Racine et la zone portuaire par les travailleurs et clients du bas de la rue Racine, auxquels s’ajouteraient les spectateurs aux matchs des Sags. Il s’ensuit donc que l’autogare modifiée devra permettre le stationnement de tout ce beau monde.

À mon humble avis, ces statistiques révélatrices doivent être considérées par les élus de Saguenay dans leur prise de décision et ces derniers ne devraient pas oublier la gestion du trafic lors des matchs ou spectacles, car la rue Racine et le boulevard Saguenay, avec leurs nombreux feux de circulation, n’ont définitivement pas la même fluidité qu’offre le boulevard Université.

Enfin, c’est la ville de Saguenay avec ses 10 arénas pour 161 000 citoyens, soit un ratio d’un aréna par 16 100 citoyens, qui dessert le mieux sa population comparativement à Gatineau (9 arénas pour 277 000 citoyens, soit un aréna par 30 177 citoyens), Sherbrooke (7 arénas pour 165 900 citoyens, soit un aréna par 23 700 citoyens) et Trois-Rivières (5 arénas pour 134 800 citoyens, soit un aréna par 26 960 citoyens).

Eugène Tremblay

Chicoutimi