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GNL, les élus municipaux et l’acceptabilité sociale

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Le Quotidien
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OPINION / La publication du rapport du BAPE sur GNL Québec a fait grand bruit, la semaine dernière. Quelques élus et représentants de groupes de pression ont commenté à chaud le résumé du rapport sans avoir eu le temps de parcourir les quelque 526 pages du document. Rappelons que le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charrette, a étudié le rapport qu’il avait reçu deux semaines avant sa publication.

Par Dominic Gagnon, ancien chef de l’Alliance Saguenay

Ce dernier a été clair. Pour que son ministère délivre un certificat d’autorisation au projet GNL, il faut que trois conditions soient remplies :

1) Le projet doit participer à la transition énergétique ;

2) Le projet doit diminuer les gaz à effet de serre ;

3) Le projet doit obtenir l’acceptabilité sociale.

Bien que les deux premières conditions relèvent du promoteur, le rapport du BAPE précise le concept de l’acceptabilité sociale. Celle-ci repose sur les élus locaux : « [...] l’acceptabilité sociale ne peut se limiter à un décompte des positions, des mémoires déposés ou du nombre d’intervenants qui se sont prononcés en faveur ou contre le projet. Elle revient pleinement à la démocratie représentative, aux acteurs légitimement élus, de trancher sur la question de l’AS (acceptabilité sociale). »

On peut aussi y lire : « Les parties prenantes dont le mode et la qualité de vie sont directement touchés par le projet doivent être considérées de manière prioritaire dans la détermination de l’acceptabilité sociale. »

En d’autres termes, il revient aux élus municipaux de Saguenay de se prononcer clairement sur l’acceptabilité sociale du projet!

Or, jusqu’ici, outre Richard Martel, Gérald Savard et quelques élus de la MRC du Fjord-du-Saguenay, les conseillers municipaux et la mairesse de Saguenay sont demeurés très passifs face à cette responsabilité qui leur incombe. Jouer à la politique de la chaise vide en rejetant l’acceptabilité sociale dans la cour du promoteur revient dans les circonstances à faire mourir le projet en s’en lavant les mains à la Ponce Pilate.

En accord avec le rapport du BAPE, j’appelle donc les élus municipaux de Saguenay à se prononcer clairement par voie de résolution sur l’acceptabilité sociale du projet.