Gladiateurs des temps modernes

OPINION / En réaction à la chronique de Patricia Rainville intitulée « Ces gladiateurs des temps modernes », publiée dans le Progrès du 15 septembre.

Comme je suis d’accord avec toi ! Moi aussi j’ai été hué, voire intimidé. J’ai été la cible de commentaires clairement offensants sur les réseaux sociaux ; des gens m’ont rabroué et insulté publiquement, et pourtant...

J’en suis sorti la tête haute, fier d’avoir été à la tête d’une équipe de très grande qualité, formée d’individus humains, compatissants et respectueux, qui voulaient plus que tout contribuer à améliorer la qualité de vie des citoyens de Saguenay.

Faire une campagne électorale, malgré son lot d’épreuves, demeure à mes yeux un privilège. Sans parler de toutes les belles et heureuses rencontres que je n’aurais jamais faites si je n’avais pas tenté l’expérience.

Bien sûr, je n’avais pas à me transporter aux quatre coins du Québec, mais l’agenda était toujours très chargé, de 6 h 30 le matin à 22 h le soir, sans compter les quarts de travail de nuit que j’ai dû effectuer à l’urgence de La Baie.

Une campagne électorale est certes une épreuve, mais une épreuve nécessaire afin d’obtenir la confiance des électeurs ! Crois-moi, peu importe le résultat, le jeu en vaut la chandelle !

Dominic Gagnon

Chef du Parti des citoyens de Saguenay

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LA CHARRUE AVANT LES BOEUFS

OPINION / Voilà comment agit la SPCA de Montréal ces temps-ci. Frustrée par le manque de rigueur dans l’application de la nouvelle loi sur le bien-être animal, adoptée en décembre 2015, cette SPCA a choisi de s’acharner sur l’industrie de l’agriculture et de s’éparpiller à tout vent avec son « fanatisme vegan ». Ce qui est en train de nuire grandement à l’avancement de la cause animale au Québec.

Une cause qui part de loin, et qui est encore si fragile à défendre. Les chiens et les chats viennent à peine d’obtenir le statut d’êtres sensibles dotés d’impératifs biologiques et ainsi, ne doivent plus être considérés comme de vulgaires biens. Malheureusement, dans les faits, ce changement ne s’applique pas aussi rapidement que le souhaiteraient les amoureux des animaux. C’est normal, par conséquent, d’être frustré. Par contre, s’éparpiller et se perdre à tout vent dans un combat pour les animaux de ferme, cela n’aide en rien à faire en sorte que les choses aillent plus vite pour les chiens et les chats.

Les politiciens ont généralement de la difficulté à marcher et mâcher de la gomme en même temps, ce qui fait en sorte qu’il est toujours préférable de défendre une cause à la fois, pas toutes en même temps.

C’est d’ailleurs ce qui s’est passé avec la loi sur le bien-être animal. Elle s’applique d’abord et avant tout aux animaux de compagnie ; pas aux animaux de ferme ni aux animaux de laboratoire.

Cela peut sembler injuste, et ça l’est. Par contre, c’est un début. Et surtout, un pas de fait dans la bonne direction, pour tous les animaux au Québec.

Or, les vegans ne comprennent pas cela. Car le mouvement vegan est une doctrine rigide et misanthrope, qui vise à empêcher toute exploitation animale sans aucun compromis. Cette doctrine est impitoyable envers les humains, qu’elle perçoit comme des êtres nuisibles. Ce qui, en fin de compte, tend à nuire au bien-être des animaux, lorsque ce fanatisme est poussé à l’extrême.

On peut être en accord ou non avec l’exploitation des animaux de ferme, de laboratoire, de divertissement, etc., mais ces derniers ne font pas partie de la famille, ils ne dorment pas dans nos maisons, voire dans nos lits, ne mangent pas avec nous, etc.

Tant et aussi longtemps que des enjeux concernant les animaux de compagnie, tels que les usines à chiots et à chatons, l’errance chez les chats, l’enchaînement chez les chiens, l’interdiction d’avoir un animal dans un logement, le manque d’accès à des parcs pour les chiens, les cas de négligence, de maltraitance, de cruauté, les euthanasies de masse dans les fourrières (SPA-SPCA, services animaliers, refuges, etc.) à cause de l’absence de cliniques de stérilisation ciblées dans toutes les régions du Québec, et l’utilisation encore légale de cabinets d’euthanasie au gaz, etc., ne seront pas réglés... le sort des autres animaux devra attendre.

C’est une question de priorité, et surtout, de gros bon sens. Reste à savoir si la SPCA de Montréal est capable de faire la part des choses, et ainsi, mettre de côté son fanatisme vegan, afin d’éviter de nuire davantage à l’avancement de la cause animale au Québec, pour le bien-être de nos chiens et de nos chats.

Julie St-Hilaire

Montebello