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Financement de la FCMQ: pour conserver les liens

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Le Quotidien
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OPINION / Dans un article publié le 17 avril dernier dans Le Quotidien, M. Joachim Simard affirme qu’une conséquence du financement 2020 de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec est de drainer l’argent des clubs riches vers Montréal, alors qu’il n’en est rien. Les chiffres sont clairs.

Par Martin Blanchet, Chapais, bénévole pendant 20 ans pour des clubs de motoneige

Le but, et ce qui s’est produit cette année, est d’amener plus d’argent vers les clubs pauvres qui entretiennent les longs sentiers interrégionaux, sentiers pauvres en membres sur leur territoire.

Cette réalité faisait en sorte que plusieurs surfaçaient avec moins de 50 $ de l’heure tout en rognant sur le nombre de surfaçages. Si on veut conserver les liens entre les régions, il va falloir que la richesse soit mieux partagée et cela passera par le fait que les plus riches vont forcément en perdre.

Perdront-ils trop? Ce n’est pas le but. La formule actuelle a-t-elle besoin d’être ajustée? C’est sûr! Et 70 $ de l’heure, est-ce suffisant en montagne? Je ne sais pas, mais il est indéniable que certains vont en perdre pour en donner à d’autres, car l’enveloppe globale est fixe. C’est l’effet des vases communicants.

Plusieurs clubs pauvres n’ont même pas de garage et ils entretiennent eux aussi des centaines de kilomètres de sentiers, alors pardonnez mon insensibilité.

Comme motoneigiste, je parcours le Québec et non pas juste une partie d’une région, et je m’attends à une qualité plus égale. De plus, je tiens à conserver ce merveilleux réseau de 33 000 kilomètres, car c’est pour cette raison que je pratique ce sport. Au moment où l’on se parle, sans changement, c’est cela qui est vraiment en péril. Le point de vue que vous avez publié n’est le point de vue que de quelques gros clubs. Les autres, on n’en parle pas.