Fête de la fidélité et adaptation aux changements

À propos de la fête de la fidélité
Le dimanche 28 mai, à la Cathédrale, on célébrait de façon grandiose la fête de la fidélité. Fidélité à 50, 60, 65, 70, 75 ans de vie conjugale, de vie religieuse ou de prêtrise. Je me réjouis avec tous les fêtés (es) et leurs proches, particulièrement avec Monique, ma soeur aînée, et ses 60 ans de vie religieuse, et mon frère cadet, Jean-Roch, et ses 50 ans de prêtrise.
Toutefois, deux raisons viennent mettre un bémol à ma joie. La première vient de l'impression qu'on fait un exploit d'une longue fidélité, comme si cette longévité était une question de volonté ou de choix délibéré.
Alors qu'elle est un don, une chance, un privilège. Don de longues années de vie d'abord, et, plus encore, de les vivre avec le ou la même partenaire. Chance d'avoir vécu un long engagement sans connaître, pour la plupart, des épreuves assez fortes pour le remettre en question.
Privilège d'avoir eu assez de maturité, de sagesse, de force de caractère pour surmonter les doutes, les remises en question, les hauts et les bas qui parsèment tout engagement.
Combien parmi ces fêtés ont persisté dans leur engagement par peur de l'inconnu ou du rejet, frileux devant les interdits, les jugements, la nouveauté, plutôt que par amour, par respect de la parole donnée, par fidélité lucide à leurs valeurs ?
La deuxième raison est qu'une telle célébration de la fidélité exclut bon nombre de personnes qui mériteraient d'en faire partie.
Exclusion de ceux et celles qui ont perdu leur conjoint ou conjointe et qui malgré leur peine et leur solitude sont fidèles à célébrer la vie. Exclusion de ceux et celles qui ont le courage de rompre un engagement qui s'est avéré une erreur et qui assument la responsabilité de ce désengagement, en minimisant le mal fait aux proches. Exclusion de ceux et celles qui, contre leur choix, ont été laissés (es) par leur partenaire et qui, surmontant leur souffrance, restent fidèles à prendre soin des fruits de leur union. Exclusion de ceux et celles qui ont le courage de défier les jugements pour être fidèles à leur identité sexuelle. Exclusion de célibataires et de combien d'autres encore qui ont fait une ou des erreurs qu'ils regrettent, mais qui ont le courage de se relever. Ces personnes mériteraient aussi d'être célébrées pour leur fidélité. À quand leur tour ?
Cette célébration de la fidélité m'apparaît le relent d'un époque triomphaliste et légaliste où, les églises remplies à pleine capacité, on glorifiait les personnes respectueuses de la morale prescrite, particulièrement sur la sexualité et la messe dominicale, sans tenir compte qu'au quotidien elles mangeaient goulûment du prochain, portaient des jugements inconditionnels, pratiquaient l'injustice et excluaient ou violentaient ceux et celles qui ne respectaient pas leur code de conduite. Il est possible qu'une telle fête soit encore nécessaire pour rassurer les personnes attachées à leur passé religieux, mais elle ne lance pas le beau message d'une Église sur le parvis, celle souhaitée par le pape François qui va en périphérie. Une Église miséricordieuse, accueillante, ouverte à tous. Une Église qui célèbre la vie en s'inspirant des principes évangéliques, plutôt qu'en soumettant à des lois.
Robert Gaudin
Falardeau
Savoir s'adapter aux changements
Réaction à une lettre d'opinion publiée le 31 mai sous le titre Tout est question de perception.
Bonjour Sarah-Lucie,
De toute évidence, vous appréhendez l'avenir.
Dans ma lettre, je vantais les bienfaits du changement, mais je parlais également d'adaptation.
Je peux comprendre votre frustration, voir partir quelqu'un qu'on aime, déranger sa zone de confort.
L'adaptation est une réalité dont nos jeunes doivent apprendre à faire face. La vie nous réserve un lot de changements et de deuils, c'est ça la vie.
En quoi cela écorche-t-il les jeunes si on les prépare ? Peut-on vraiment en vouloir à Mme (Chantale) Cyr ?
Je vous souhaite une belle fin d'année scolaire, profitez de ces derniers jours. Pour ma part, notre bébé prend le chemin du cégep.
Je vous souhaite une ouverture et un bel accueil à la nouvelle direction qui arrivera chez vous.
Qui sait ? Vous pourriez être agréablement surprise de la nouvelle équipe.
Josée-Anne Boivin
Chicoutimi