Félicitations à la papeterie d’Alma

C’est avec joie que j’ai appris le redémarrage de la machine no 9 à l’usine de papier Résolu d’Alma. Cette machine, fermée depuis deux ans, ne cadrait pas, selon moi, avec l’esprit combatif des travailleurs (euses) de cette usine. Cette fermeture ne pouvait provenir que d’une décision unilatérale d’un dirigeant.

Aujourd’hui, je suis fier et content de la décision. J’y vois derrière ce dénouement, tout le talent que les travailleurs (euses) d’Alma ont toujours eu pour persuader un employeur à leur faire confiance tout en lui démontrant qu’en travaillant ensemble, le projet deviendrait rentable.

Même si aujourd’hui, le partenariat des années 1990 n’est plus le même, il en subsiste encore des traces. Depuis plus de trente ans que les travailleurs (euses) et les employeurs le prouvent. La résignation n’a jamais été un mot très utilisé à la papeterie d’Alma. Quand une tuile nous tombait sur la tête, les gens ont toujours cherché à trouver une solution pour se relever dignement. Aujourd’hui, ils le prouvent encore une fois et nous nous devons collectivement de les remercier pour leur conviction.

Je suis certain que remettre sur la table cette décision n’a pas été de tout repos. Rien ne se prêtait visiblement pour le faire. L’utilisation moindre du papier, la conjoncture économique, notre voisin du Sud, les environnementalistes et toute la problématique qui entoure la forêt au Québec ne se prêtaient nullement à un tel revirement. 

Cependant, le germe qui a été semé à Alma depuis plus de trois décennies est encore bien vivant. Il s’agit de l’arroser à l’occasion pour qu’il recommence à proliférer. J’espère qu’il y aura toujours une personne dans cette papeterie qui prendra le temps de s’assurer que cette semence, qui s’appelle selon moi la confiance mutuelle, ne meurt jamais. 

Un gros bravo et un gros merci à tout le personnel de cette usine.

Raynald Lapointe, ex-travailleur

Alma

Petits, mais ils jouent comme des géants

Notre belle et grandissime région a de quoi être fière de deux de ses plus grands concitoyens, natifs d’ici, en l’occurrence Charles Hudon et Samuel Girard. Ces deux petits joueurs seront des modèles d’inspiration à jamais pour notre talentueuse jeunesse, qui s’inspirera de ces hockeyeurs ayant joué dans la Ligue nationale de hockey. 

La détermination sportive au Saguenay-Lac-Saint-Jean est synonyme de Charles et Samuel. Ces deux athlètes ont réalisé leur rêve. Quand on veut, on peut. Je ferai un parallèle avec la jeune chanteuse aveugle qui a ému le Québec à l’émission télévisuelle La voix junior. Rien n’est impossible sur terre, nos rêves peuvent se réaliser de toutes les manières possibles. Je regardais jouer nos deux hockeyeurs et ils avaient le regard de Joanie Rochette (aux Olympiques de Vancouver) lorsque cette talentueuse patineuse émouvait le globe entier avec une gigantesque prestation, alors que sa mère était décédée tragiquement deux jours avant son exploit magistral. 

Charles Hudon et Samuel Girard, la jeune aveugle à La voix junior, Joanie Rochette, nos enfants malades et tous ceux et celles qui se battent quotidiennement contre le cancer, qui sont handicapés ou qui ont un problème de santé sont des exemples de détermination eux aussi.

Une pensée profonde pour tous ces gens qui embellissent notre collectivité. Des exemples de courage humain, il y en a une pléiade autour de nous. 

Quand on passera aujourd’hui à côté d’un hôpital, pourrait-on figurativement saluer l’établissement en signe de courage pour nos malades qui se battent corps et âme pour vivre et/ou pour nos cancéreux en phase terminale, qui doivent accepter de quitter la Terre avec leurs proches à côté d’eux, près de leur lit d’hôpital ? Bravissimo à vous qui êtes des modèles de détermination dans notre patrie.

Maxime Simard

Saguenay

M. Trudeau, adoptez le projet de loi C-262

La Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones a été adoptée par l’ONU en 2007 ; le Canada l’a enfin approuvée en 2010. Il est grand temps que le Canada la mette pleinement en œuvre. 

La promesse du premier ministre Justin Trudeau de construire une relation de nation à nation avec les Premières Nations implique justement de les traiter en tant que partenaires égales et fait partie du processus de réconciliation avec elles, ce qui est une priorité pour le Canada. Outre leur droit à s’autodéterminer, à protéger leur culture et leur identité, mettre en œuvre cette déclaration signifie aussi, pour elles, le droit de refuser ou d’accorder leur consentement libre, préalable et éclairé concernant les projets de développement touchant leurs territoires et leurs eaux. 

Il est facile pour le gouvernement de déclarer qu’il soutient la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. Mais, quand vient le temps de l’inscrire dans la législation, tout indique que les libéraux s’apprêtent à voter contre sa mise en œuvre. Je demande donc au gouvernement Trudeau d’adopter le projet de loi C-262 (pour donner son appui : www.adopteretmettreenoeuvre.com/).

Sylvie Dussault

Chicoutimi