Et si le bal des finissants…

OPINION / Cinquième secondaire, un moment tant attendu. Un moment qui marque la fin de quelque chose et le début de différents projets pour chacun. Un rituel de passage qui permet de boucler la boucle sur cinq années passées avec une classe, des amis, des enseignants, des intervenants, des professionnels, un établissement et, surtout, des souvenirs.

Et si le bal des finissants devenait également le bal de ceux et celles qui ont passé par des moments difficiles, ceux et celles qui ont dû arrêter leur parcours scolaire durant leur dernière année du secondaire ? Ceux et celles qui ont rêvé de leur bal et à qui on dit qu’ils ne pourront pas y être parce qu’ils n’ont pas complété leur année dans leur établissement ?

« Tu peux venir à la soirée, mais pas au souper ! »

Au Québec, plus d’un tiers des adolescents âgés de 15 à 17 ans se situent à un niveau élevé sur l’échelle de détresse psychologique, soit 37,3 %. De plus, un adolescent sur cinq a envisagé le suicide, au cours des 12 derniers mois.

Et si le bal des finissants devenait inclusif ? S’il devenait l’endroit où chaque élève aurait la chance de célébrer sa propre réussite avec fierté ?

À tous les établissements scolaires, en 2020, changez les règles ! Reconnaissez la santé mentale ! Envoyez comme message à nos jeunes qu’ils ont leur place à leur bal de finissant et qu’ils n’ont pas à avoir honte d’avoir pris une pause de leur parcours académique pour soigner leur santé psychologique. Permettez-leur d’arriver à leur bal la tête haute et de festoyer avec leurs amis. Donnez-leur le goût de continuer et de persévérer malgré les difficultés.

Au-delà de la fierté des notes et du diplôme, n’oublions pas qu’il y aussi la fierté d’être encore en vie et d’avoir surmonté des épreuves difficiles.

Isabelle Émond

Saguenay

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OUI GNL QUÉBEC

J’ai lu beaucoup sur ce sujet très médiatisé. Depuis ma retraite en 2015, mon rêve était de visiter un vieux pays, entre autres l’Italie, avec son histoire, son mode de vie et ses vieilles infrastructures.

J’ai exaucé ce rêve l’automne dernier pendant 14 jours. L’Italie du Nord, la Toscane, les villes de Rome, Naples, Pise, la côte amalfitaine, l’île de Capri, Florence, Pompéi, Venise, en me déplaçant en automobile et en TGV. Ce qui m’a le plus surpris est l’absence de lacs et de rivières. L’électricité est importée ou faite de produits fossiles avec le charbon.

Le gaz naturel m’a beaucoup marqué, car chaque maison, édifice ou immeuble a une entrée de gaz pour se chauffer, pour cuire ou pour se climatiser. Leurs infrastructures ne permettent pas de changer ou de s’alimenter autrement pour encore plusieurs décennies même avec toute leur bonne volonté ; ils n’y pensent même pas.

Les petites automobiles (modèles réduits) s’alimentent au gazole (diesel) principalement. Je ne vois pas comment ça pourrait changer à court terme. Impossible d’avoir des bornes électriques, car il n’y a pas d’espace et l’électricité est importée et chère. Un poste d’essence en ville est restreint (plus petit qu’un food truck), Venise n’a aucune auto, seulement du gaz naturel, et Capri juste du propane.

Pour ce fait, ce pays et d’autres vont devoir s’alimenter au gaz naturel pour plusieurs décennies. Moi je pense que pour une fois, on pourrait en profiter tout en réduisant les produits fossiles sur la planète (GES). Avec ses revenus supplémentaires, le gouvernement pourrait accentuer l’électrification du transport automobile avec des programmes encore plus bonifiés, le transport lourd avec hydrogène qui est de plus en plus polluant sur nos routes, et un programme spécifique pour les résidences et immeubles afin de sortir le chauffage à l’huile.

Saviez-vous que notre téléphone a été transporté par camion ou par avion, que vos légumes du Québec se promènent et vos céréales (gruau) ont besoin de propane ou de gaz pour sécher ? Saviez-vous aussi que les universités ne se sont pas bâties avec des jeux de cartes, mais avec le gouvernement ? Saviez-vous qu’avec toutes vos bonnes volontés environnementales, il va y avoir des coûts supplémentaires pour l’application de chacune ?

Saviez-vous qu’avec le vieillissement et la durée de vie qui augmente, ça va coûter de plus en plus cher ? Je pense que tous vont en profiter.

Montréal, qui est si environnementaliste, accapare déjà 50 % des dépenses du gouvernement avec le transport en commun pour la ligne rose du métro et peut être responsable à 80 % des GES. Montréal chauffe les maisons au gaz naturel, au mazout et très peu à l’électricité. Qui est cette grande ville pour nous imposer son désaccord à ce projet. On sait lire, écrire et compter comme eux et on est peut-être plus réaliste. Ils critiquent sur tout, par exemple Bombardier avec la CSeries A220 et l’aide gouvernementale reçue. À ma connaissance, ils ont livré 43 appareils pour l’année 2019 au prix catalogué (75 000 000 $ chacun). Calculez la TVQ de 430 millions aux revenus du gouvernement. Il faut regarder et prendre le temps de réfléchir à ce projet.

Pour la Ville de Saguenay et pour la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, c’est une opportunité d’en profiter. Vous connaissez les finances de la ville et l’importance d’avoir de bons emplois spécialisés en région pour la rétention de la main-d’œuvre. C’est l’opportunité pour approcher des petites et grandes entreprises de la transformation de notre métal gris (exemple Apple, cannettes d’aluminium) par des exemptions de taxes et autres. Comme l’adage, une journée à la fois, un programme vert à la fois. Le résultat sera au rendez-vous pour chacun des programmes sur la table. Je pense que tous ensemble on va réussir de très bonnes choses pour l’environnement.

André Trottier

Saguenay