Ensemble, bâtissons Saguenay

OPINION / Je me sens directement interpellé et concerné par la démarche participative publique intitulée Saguenay 2035 qui se déroule actuellement, et ce, jusqu’au début juin.

Par le fait même, j’en profite pour remercier le conseil municipal de Saguenay, qui me donne l’opportunité de participer au développement de notre ville. J’en suis très fier. C’est certain que je prends acte sérieusement de cet exercice, car cela n’arrive pas très souvent dans une vie de citoyen.

J’ai vu le jour en 1962 à Grande-Baie (La Baie) et j’aurai 57 ans dans quelques jours. J’ai quitté pour Chicoutimi en 1977 et j’y habite depuis ce temps. J’ai obtenu mon diplôme d’études secondaire en 1983-84 dans une institution scolaire à Chicoutimi. J’ai commencé mon emploi au sein d’une entreprise de Chicoutimi en 1986 et j’y suis toujours.

Depuis ma tendre enfance, je me suis impliqué chez moi, dans ma ville, dans différentes sphères d’activités, notamment : membre de groupes de citoyens, membre dans des équipes politiques, candidat à la présidence de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, président du Regroupement des citoyens de Saguenay, de 1998 à décembre 2007. J’ai fait partie du comité de citoyens sur la politique à Saguenay. J’ai agi comme président du comité de parents des Rives-du-Saguenay d’octobre 1998 à juin 1999. J’ai été candidat à l’échevinage aux élections municipales de Chicoutimi, dans le secteur 2, en octobre 1997. J’ai milité comme membre, avec Jean-Pierre Blackburn, au sein du comité sur le nom de Saguenay en 2003. J’ai été responsable de plusieurs organisations de sport.

Les nombreuses personnes qui circulent sur la zone ferroviaire et sur le Vieux-Port justifient et facilitent l’émergence d’idées pour développer notre centre-ville. La Zone portuaire de Chicoutimi s’affirme comme le lieu de rencontre populaire privilégié du Saguenay–Lac-Saint-Jean et fait partie des habitudes de vie du milieu.

D’ailleurs, la dernière étude commandée par la société de gestion de la Zone portuaire de Chicoutimi indique qu’un million de personnes passent par le Vieux-Port chaque année.

En attendant, le conseil municipal recueille les commentaires et les idées des citoyens et dévoilera les résultats quelque part en juin. Pour l’instant, il est trop tôt pour avancer des chiffres sur des projets quelconques.

Je laisse le soin à notre conseil municipal d’élaborer sur le projet choisi par la population suite à cette consultation. J’ai confiance que le tout sera fait avec minutie et avec respect dans le cadre de nos moyens financiers.

Bref, je suis un gars d’ici. J’ai Saguenay et ma région à coeur, et j’entends continuer à y rester. J’aime ma ville, ma rue, mon secteur, mon boulevard, mes concitoyens, mes commerces, ma place.

Parce que j’aime ma ville, je favoriserai le développement au cœur de nos actions pour le bien-vivre, tant pour le présent et pour le futur.

Ensemble, bâtissons Saguenay.

Christian Joncas

Saguenay

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PARLONS D'ENVIRONNEMENT

Pour voir s’il y a de la cohérence et de la sincérité dans la démarche de séduction des partis au cours de la prochaine campagne électorale, je vais me contenter de surveiller l’évolution du discours des chefs sur un aspect très préoccupant de leur programme : l’environnement.

Pendant que les molécules d’eau, comme un long fleuve agité, prennent le temps nécessaire pour atteindre le plus naturellement du monde les grands fleuves et océans, notre premier ministre canadien pose un geste symbolique : déposer son sac de sable là où il faut, sous le regard médusé d’un soldat.

Un autre, non désintéressé, pour rassurer les sinistrés des inondations printanières. Avec promesse d’aide financière à la clé, cela va de soi.

Mais, ce qui est vraiment déconcertant et inquiétant est de l’entendre souligner que les catastrophes naturelles surviendront de plus en plus souvent en raison du changement climatique.

Il dit cela sans broncher alors que son gouvernement subventionne à tour de bras les pétrolières et gazières de l’Ouest canadien. Qu’on pense à l’achat, avec nos impôts, du pipeline Trans Mountain pour 4,5 milliards $ à une compagnie américaine incapable de l’opérer dû au refus des communautés locales de faire les frais du changement climatique.

À l’est, promesse d’aider les citoyens à faire face au changement climatique ; à l’ouest, promesse aux compagnies qu’elles pourront poursuivre leur exploitation d’énergies non renouvelables grâce à l’appui du gouvernement fédéral.

En matière de développement durable, d’écologie, de protection de la planète et de lutte aux GES, durant la campagne électorale fédérale qui s’amorce, Justin Trudeau tentera de démontrer que parler des deux côtés de la bouche en même temps sur un même sujet est une stratégie gagnante.

Ne dit-on pas que c’est dans les détails que se cache le diable ?

Marcel Lapointe

Jonquière