Encadrer les services de garde privés

OPINION / En juin dernier, l’ancien ministre de la Famille Sébastien Proulx présentait un projet de loi visant l’amélioration de qualité éducative et le développement harmonieux des services de garde, le projet de loi 143. Nous avons salué ce projet de loi, tout en émettant certaines critiques.

Ce projet de loi vise à enfin encadrer tout un volet des services de garde qui échappe à tout contrôle, soit les milieux familiaux privés. Ce projet vient remettre de l’avant l’importance de nos tout petits, et ce, dès leur entrée en service de garde. 

D’un côté, ce gouvernement mentionne l’importance de travailler à la qualité éducative scolaire. De l’autre, maintenant que la commission parlementaire a entendu les différents partenaires du réseau, il devient plus frileux à encadrer des milieux que fréquentent pourtant des milliers d’enfants à un âge très vulnérable, celui des 0-5 ans. Encore une fois, nous devons dénoncer ces deux poids, deux mesures du gouvernement Couillard.

De faux prétextes pour mousser le privé

Depuis juin, des représentantes des milieux familiaux privés laissent croire à tort aux parents qui utilisent leurs services qu’elles fermeront leurs portes si le projet de loi est adopté. Elles sollicitent sur ces faux prétextes la signature des parents à de nombreuses pétitions.

Il est faux de croire que le programme éducatif du ministère ne laisse aucune place à la créativité et aux besoins des différents milieux de garde. Il faut bien peu connaître ce programme pour prétendre cela, car sa lecture rapide permet de comprendre que les principes directeurs qui le gouvernent sont en respect de chaque enfant.

Il est également faux de croire qu’elles devront baisser leur ratio à quatre enfants, ce qui provoquerait des pertes financières incroyables ! La réalité, c’est qu’elles peuvent facilement demander une reconnaissance au bureau coordonnateur de leur région avec ou sans place à contribution réduite. Elles pourront ainsi conserver leur ratio de six enfants. Si les milieux de garde privés prétendent respecter la loi et ses règlements, alors que craignent-elles ?

Elles dénoncent aussi que leurs enfants de moins de neuf ans compteront dans leur ratio ! Savent-elles que cela est le cas de toutes les responsables de services de garde (RSG) en milieu familial reconnu ayant des places à contribution réduite, et ce, depuis toujours ! On ne peut laisser croire plus longtemps que cela est un traitement inéquitable.

Il est aussi faux de croire que le guichet unique, soit la place 0-5, ne permettra plus la fratrie et le choix des enfants. Le guichet unique sera un mécanisme qui permettra de comptabiliser les besoins et les demandes et permettra de mieux évaluer le réel besoin de places en service éducatif au Québec. C’est une demande légitime des familles québécoises à laquelle nous devons répondre. 

Les services de garde privés en milieu familial ne peuvent prétendre ne pas être financés par les fonds publics. Le crédit d’impôt accordé pour les services de garde vient démontrer que ce sont tous les Québécois qui financent ce type de garde qui échappe actuellement à toute forme de contrôle. Peut-on permettre que des subventions soient données sans aucun contrôle ?

Le but premier de ce projet de loi est de permettre l’établissement de standards communs à tous les services de garde en milieu familial. Étude après étude, il est démontré que ce sont les services de garde régis qui offrent la meilleure qualité. Il est grand temps de mettre de l’ordre dans les milieux de garde privés pour assurer la qualité et la sécurité de tous les services de garde de nos enfants. Nous devons répondre aux attentes des parents, qui s’attendent à obtenir des services de qualité pour leurs enfants.

Nous espérons que le gouvernement Couillard va trouver le courage nécessaire pour résister à l’appel du privé et dire que la qualité des services doit passer avant leurs profits !

Lucie Longchamps, FSSS-CSN

Casque de sécurité

Pour notre protection, nous devons porter en tout temps un casque de sécurité en conduisant un VTT, une moto, motoneige, etc. Cette semaine, des ossements ont été retrouvés à Saint-Bruno au Lac-Saint-Jean. La Sûreté du Québec a ouvert une enquête.

Et dans les nouvelles, on peut voir deux policiers sur un VTT en marche dans un chemin forestier, un homme et une femme. Nous pouvons voir sur les images que la passagère, une policière de la Sûreté du Québec, ne porte pas de casque de sécurité. Pourtant, toute personne ne portant pas de casque de sécurité est passible d’une amende. Un oubli, peut-être ?

Alain Duchesne, Chicoutimi-Nord