Emplois et prospérité

OPINION / ​​​​​Je pense que les groupes de pression qui cherchent par tous les moyens à attaquer les projets dans la région n’ont certainement pas vécu les récessions dont la région a souffert depuis les années 80. À cette époque, nous rêvions de diversifier notre économie régionale, alors que l’industrie de l’aluminium, en raison de la modernisation, diminuait ses effectifs à tous les niveaux, et que notre industrie forestière était offerte en pâture aux environnementalistes, responsables en partie de la fermeture de nombreuses installations prospères à travers tout l’Est du pays, de l’Ontario jusqu’à Terre-Neuve, sans que personne n’ait le courage de se lever pour les défendre. Des milliers de familles ont vécu des drames, en grande partie par la faute de ces mouvements intransigeants.

Je pense que les groupes de pression et élus opportunistes qui cherchent encore à récolter la sympathie de l’électorat, avec la vague idéologique environnementaliste, n’ont pas à se croire supérieurs aux lois et exigences des gouvernements et à la gestion des grands projets. Il revient de droit aux promoteurs de compartimenter les projets pour plusieurs raisons, selon la nature, la portée et la délimitation des spécialités industrielles, sans se mettre à genoux devant eux. Les raisons ne sont pas celles que ces groupes cherchent à leur mettre sur le dos.

Je pense qu’on ne doit pas plier devant tout un chacun. Ici, on veut inclure le gazoduc avec l’usine de liquéfaction et la navigation maritime pour mieux attaquer le projet et même inclure la fragmentation dans l’Ouest américain. Quelle sera la prochaine étape ? Inclure la ligne électrique 161 kV qui va relier le poste Saguenay et le parc industrialo-portuaire de Grande-Anse ? Remonter jusqu’au pommier d’Adam et Ève ? L’augmentation du risque est simplement proportionnelle à celle du trafic. Cinq pour cent d’augmentation donne 5 % plus de risque, donc pas grand-chose. Interdirons-nous les traversiers qui coupent le passage des centaines de fois par année ? La question se pose.

Je pense qu’à un moment donné, il faut tracer la limite et arrêter de se laisser faire, et il faut défendre nos emplois. Car, ces gens-là voudront gérer nos vies à coup de messages en boucles, véhiculés par la couverture médiatique incessante qui nous bombarde de leurs lamentations depuis les pluies acides, soit 40 ans. Les gens ont eu l’occasion de participer à la consultation publique pour bonifier la conception, tel l’éclairage de nuit pour éviter la pollution lumineuse, par exemple. Mais, il en restera toujours d’autres qui vont faire leur crise en disant qu’on ne les écoute pas parce qu’on n’a pas satisfait toutes leurs exigences. Ces gens veulent « runner » tout le monde en s’exprimant au grand « IL » et plus personne ne parle au « Je pense que… », ce qui fait toute la différence dans l’attitude de moralité supérieure. Invoquer des choses en les sortant complètement de leur contexte ne vise qu’à manipuler les gens.

Je pense que la majorité silencieuse a compris leur message et que c’est l’intérêt supérieur de la société qui prime. Les gens hautement qualifiés, qui ont fait de hautes études et qui travaillent sur ces projets, de même que tout le milieu industriel, sont aussi conscients que les environnementalistes qu’il faut protéger l’environnement et en plus, ils ont les moyens d’agir et ils agissent, car les compagnies évoluent en corrigeant les façons de faire du passé, tel que le projet Elysis le démontrera.

En conséquence et pour toutes ces raisons, j’appuie inconditionnellement la ministre Laforest qui entend respecter les façons de faire des grands promoteurs, dans le respect des exigences gouvernementales. Je l’encourage à rester debout devant tous ceux qui veulent lui dire quoi faire, pour l’intérêt supérieur de la région et de notre relève. Nous devons défendre nos emplois, tous interreliés ; nous devons au moins cela à nos ancêtres qui ont bâti cette région avec tant d’efforts et de difficultés à surmonter.

Pierre Charbonneau

Arvida

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OÙ SONT LES AUTRES CONSEILLERS?

Le conseil a mis sur la glace le projet de l’amphithéâtre au centre-ville. Moi, j’aimerais savoir qui a voté pour le mettre sur la glace.

Est-ce que tous les conseillers, sauf ceux de Jonquière qui ont été toujours contre parce que cela ne se réalise pas à Jonquière, étaient contre ? J’espère que la mairesse ira de l’avant avec un projet essentiel, tant pour l’autogare que pour le Centre Georges-Vézina, qui sont tous les deux en fin de vie.

Oui je suis contre la hausse de taxes telle que définie et je suis contre la hausse abusive de la rémunération des élus. Cela dit, je suis en faveur d’une hausse logique et d’une rémunération décente qui n’atteint pas 60 %. Madame la mairesse, ce ne sont pas les conseillers de Jonquière qui dirigent la Ville de Saguenay, ils font seulement partie du conseil avec leur poids décisionnel. Quant aux autres conseillers, arrêtez de faire les autruches et exprimez votre vision aux électeurs.

André Beaulieu

Chicoutimi