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Emplois d’été Canada : il faut pérenniser les mesures de soutien

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Le Quotidien
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OPINION / La pandémie de COVID-19 a un impact sans précédent pour l’économie québécoise. Bien que le début de la vaccination nous offre une lueur d’espoir, tout indique que le retour à la normale pourrait prendre un certain temps.

Par Alexis Brunelle-Duceppe, député de Lac-Saint-Jean ; Yanick Baillargeon, préfet de la MRC du Domaine-du-Roy ; Laval Dionne, Centre du Lac Pouce ; Manon Girard, directrice Accès Conditions Vie Lac-Saint-Jean-Est ; Mario Simard, député de Jonquière ; Marion Toucas, Eurêko ; et Alain Tremblay, Jonquière en Musique

À plusieurs égards, nous devons saluer la réponse musclée des gouvernements, mais il est aussi important d’en tirer des leçons, notamment en ce qui concerne le programme Emplois d’été Canada.

Des besoins criants

Chaque année, le programme Emplois d’été Canada offre un soutien financier aux organismes québécois et canadiens par l’octroi d’une contribution salariale.

L’été dernier, l’enveloppe du programme a été bonifiée pour répondre aux besoins de la pandémie. Alors que l’économie était au ralenti et que les besoins étaient criants, il était primordial d’offrir un meilleur soutien financier aux organismes pour les aider à traverser la crise. En effet, les bénéficiaires du programme offrent majoritairement des services directs à la population, en plus d’offrir une expérience de travail stimulante pour de nombreux jeunes citoyens.

Chaque année, le programme jouit d’une grande popularité, mais l’enveloppe demeure limitée et plusieurs demandes ne peuvent être comblées. C’était le cas en 2020 même si de nombreux organismes ont dû rester fermés et que plusieurs festivals n’ont pu avoir lieu.

La campagne de vaccination étant bien entamée depuis quelques semaines, plusieurs citoyens pourraient déjà être vaccinés contre la COVID-19 d’ici la fin mars 2021. On peut alors entrevoir une reprise graduelle des activités durant l’été et une augmentation des demandes pour le programme. Il sera donc impossible de répondre aux attentes de l’ensemble des demandeurs si le programme ne dispose pas de davantage de moyens.

La pandémie a créé un précédent

En bonifiant les budgets l’an dernier, le gouvernement a établi un nouveau barème pour juger de l’efficacité du programme. Le fédéral doit donc absolument pérenniser cette augmentation et prévoir un processus d’indexation.

Il est logique d’anticiper une hausse des demandes dans les prochains mois, puisque plusieurs organismes devraient pouvoir reprendre leurs activités. De nombreux festivals pourront à nouveau bénéficier du programme au cours de la prochaine saison estivale et plusieurs agriculteurs, qui n’avaient pas l’habitude de soumettre une demande, pourraient être tentés de reproduire l’expérience.

En clair, il faut maintenir les mesures de soutien économique au même niveau alors que les organismes peineront à se relever. La pandémie a démontré que les besoins sont criants et que la bonification du programme constitue un seuil minimal.

Le soutien au programme Emplois d’été Canada a créé un précédent. Aujourd’hui, il est urgent de pérenniser et indexer annuellement l’enveloppe dédiée au financement pour le bien-être de nos organismes et de nos entreprises.