Mitch Garber

Drôle de récompense

OPINION / Étonnante l'idée de Mitch Garber de suggérer au ministère de l'Éducation de donner 1000 $ de récompense afin d'obtenir le diplôme de cinquième secondaire aux décrocheurs. Apparemment, cette situation coûterait 1,9 milliard $ par année à la société...
Pour ma part, je suis totalement contre cette idée qui ferait en sorte de récompenser le manque d'effort, la paresse et l'absence de valeurs. Le succès de nos étudiants doit provenir de l'enseignement même et de notre superbe corps professoral.
Donnons les ressources nécessaires à notre personnel de première instance, améliorons nos méthodes pédagogiques, incluant les travaux des psychologues réputés comme Maslow, la hiérarchie des besoins fondamentaux des individus. La motivation doit être intrinsèque, non achetée et alimentée à la base, c'est le devoir de nos enseignants.
Un enfant pleure, alors donnez-lui des bonbons. Il ne désire pas réussir, bien donnez-lui 1000 $. Pourquoi ne pas faire comprendre aux jeunes qu'ils peuvent gâcher le reste de leur vie ? Le succès n'est pas gratuit et ne le sera jamais. Fais parler tes actions si tu veux devenir un adulte et non pas un cancre de la société.
Pour ceux ou celles qui ne réussissent pas dans leur milieu de travail... voici la formule à trois volets de succès. Premièrement, sois compétent dans ton travail. Cela demande des efforts et études. Deuxièmement, aime ton travail (si tu es compétent, tu vas l'aimer et le temps passe toujours plus vite). Finalement, crois en ton travail. Développe des attitudes gagnantes, c'est une source de bonheur. Bah ! si tu as le temps, tape « succès et motivation » sur Internet, lire est une source de contentement et d'état de zénitude.
André Tremblay
Saguenay
Aux autorités de Saguenay
OPINION / Vous avez publié, dans divers journaux, votre fierté d'avoir fait économiser 500 $ par année aux résidants de votre ville. Dernièrement, un article du Quotidien mentionnait qu'il y avait eu 3500 déversements aux 82 stations de pompage de votre territoire et c'est environ 3000 de trop ! Les déversements sont principalement dus aux nouveaux développements domiciliaires, dont les conduites d'égouts sanitaires se sont additionnées à celles existantes, en gros. Si le 500 $ de réduction de taxes avait été investi dans le remplacement des conduites combinées qui inondent les stations et se déversent dans les ruisseaux et les rivières, une bonne partie des problèmes seraient réglés.
Un article de La Presse, en date du 29 octobre 2013, confirmait que le déficit caché de la Ville de Montréal était de 12,7 milliards $, selon une étude d'experts.
Quel est le déficit caché de Ville de Saguenay ?
Quels sont les coûts spéciaux à encourir pour la réfection du réseau d'aqueduc et d'égouts ?
Depuis le 1er janvier 2014, l'eau pluviale des rues doit être traitée (un coût additionnel 10 à 20 %.). À Saguenay, il y a présence de roc à plusieurs endroits, le dynamitage est requis (coûts additionnels de 40 à 50 %). Il y a aussi beaucoup de rues avec de fortes pentes, principalement aux centres-villes de Chicoutimi et à La Baie et il faut, dans ces cas, ancrer les conduites pluviales (coûts additionnels de 20 % à prévoir).
Il en coûtait à peu près, il y a 20 ans, un million de dollars du kilomètre, pour refaire les infrastructures d'une rue. Aujourd'hui, c'est environ deux millions $ sans les extra mentionnés plus haut. Il y a, à Saguenay, environ 1400 kilomètres de rues. Donc, la valeur de remplacement total pourrait s'établir à environ trois milliards $.
Depuis 20 ans à Saguenay, très peu d'appels d'offres ont été publiés pour la réfection d'infrastructures complètes de rues.
Considération importante, dans les petites municipalités du Saguenay-Lac-Saint-Jean, après vérifications, il s'avère que la majorité d'entre elles ont fait le remplacement de leurs conduites désuètes de 80 à 90 %. Il faut savoir que les conduites initiales construites il y a 60 à 90 ans sont maintenant désuètes, lourdement déficientes, et les nouvelles conduites qui sont installées auront une vie utile probable de 100 à 150 ans.
Donc, quel est le déficit caché de Saguenay ? 500 millions et plus ? Très probable !
Si la Ville avait taxé les résidences au même niveau que les autres grandes villes du Québec et utilisé cette portion des taxes (foncières) pour la réfection complète des rues de la ville, la situation serait complètement différente.
Maintenant, la grande question : pourquoi le milieu des affaires de Saguenay - ingénieurs, entrepreneurs, etc. - garde le silence sur cette situation qu'il connaît très bien ?
Laval Fortin
Entrepreneur, Alma