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Dossier sur les coops d’habitation : Loge m’entraide réagit

Carrefour des lecteurs
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Le Quotidien
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OPINION / Dans Le Progrès du 22 mai 2021, quatre pages traitaient des locataires qui vivent en coopérative d’habitation. Difficile de répliquer à un contenu de 1700 mots quand cette tribune n’en permet que 350. Des précisions, des nuances, des explications mériteraient d’être publiées sur autant de pages et pouvoir rectifier aussi des faussetés comme : une hypothèque de 9 M $ pour un projet de logement social de 3 M $ est chose impossible.

Quiconque s’intéresse avec profondeur au logement social découvrira que c’est un domaine complexe. Il en existe trois formes : HLM (aucun construit depuis 1994, faute du retrait fédéral), coopératives d’habitation pour ménages à faible et modeste revenu désirant s’impliquer, et OBNL d’habitation pour ménages ayant des besoins spécifiques (santé mentale, itinérance, violence conjugale et autres).

Dans les coops, pourquoi y a-t-il de moins en moins de locataires appauvris ? Voici une des raisons : celles fondées avant 1994 perdent progressivement ou ont déjà perdu leurs subventions fédérales (fin des conventions), subventions qui permettaient aux locataires appauvris de payer 25 % de leur revenu. Loge m’entraide réclame d’ailleurs depuis longtemps le renouvellement des subventions fédérales…

D’autre part, la future coopérative La Solidarité que nous voulons fonder aura 80 % de logements « subventionnés » (locataires appauvris qui paieront 25 % de leur revenu) et 20 % « non subventionnés ». Mais pourquoi « non subventionnés » loués à 95 % du coût médian du marché, nonobstant le revenu des locataires ? Pour une mixité sociale et, aussi, pour contribuer en signe de partage au revenu de la coop pour l’aider à payer l’hypothèque et les factures (entretien, déneigement, électricité aux espaces communs, taxes, comptabilité, réparations, etc.).

Pas un jeu politique

Enfin, le journal titrait un des articles Logements sociaux à Saguenay, un jeu politique. Comment peut-on qualifier de jeu une lutte en faveur d’un toit digne pour des milliers de locataires dans la misère ? Se loger n’est pas un jeu, c’est un besoin essentiel, c’est même un droit. Loge m’entraide et ses militants ne jouent pas à un jeu quand ils réclament du logement social. Ils portent le cri et le besoin des locataires appauvris qui espèrent avoir aussi leur place au soleil.

Sonia Côté

Coordonnatrice de Loge m’entraide