Dire les vraies choses

OPINION / Oui, ça brasse à la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay et cette histoire a largement dépassé les frontières de la région. Mais, que se passe-t-il donc ?

De toute évidence, il n’y a pas consensus au sein du conseil des commissaires. Des commissaires courageux ont affirmé dans les journaux que Mme Cyr est une femme droite. Étrangement, ces mêmes commissaires semblent critiqués, voire même malmenés. 

Pourquoi tant de turbulences depuis le retour de la présidente Liz Gagné ?

Selon moi, le vrai problème n’est pas Chantale Cyr. Les problèmes existaient bien avant son arrivée. On a toujours gardé le silence concernant le départ dans des circonstances tragiques du prédécesseur de l’actuelle directrice générale. 

Mme Chantale Cyr a vécu du harcèlement et de l’intimidation ? Moi aussi. J’ai enseigné neuf années à la même école. Ma dernière année de travail fut un enfer et s’est terminée par un congé de maladie. On m’empêche de poursuivre une carrière auprès de collègues et d’élèves que j’apprécie encore aujourd’hui.

Le rôle du Syndicat des enseignants consiste à faire en sorte que le personnel enseignant ait une bonne qualité de vie au travail. Point. 

Il est plus que temps que les commissaires cessent la guerre des clans, se questionnent sur ce qui se passe vraiment à la commission scolaire et exigent des réponses au niveau des services administratifs.

Tout le monde est mécontent de la directrice générale ? Non ! Mais, on peut donner une tout autre image en déformant la réalité. L’acharnement envers Mme Cyr amène une grande question : est-ce que son départ favoriserait les intérêts de quelques-uns ?

Une chose est certaine, le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, risque d’en avoir plein les bottes en 2018. Avec tout ce qu’on lit dans les journaux, une mise en tutelle ne me surprendrait pas. 

Josée Lefebvre, enseignante

Chicoutimi

Le monde funeste de Donald Trump

OPINION / Pour la fête de Noël 2017, le pape François a livré ce message à l’actuel président américain : « Si tu es un vrai chrétien comme tu le prétends, montre-le en construisant des ponts plutôt que des murs. » Mais Trump a répondu par l’esbroufe comme lui seul en est capable. Que le diable emporte sa Sainteté et son infaillibilité !

Un monde dans un monde est en train de se construire au sud de notre frontière. Je pensais que seule la mythique et mystique Chine, plusieurs fois millénaire, en avait le secret. Mais voilà que le pays du Soleil-Levant ouvre ses frontières aux touristes, aux industriels, aux savoirs extérieurs, alors que tout indique le contraire aux États-Unis avec, au pouvoir, Trump et sa bande de fanatiques suprémacistes blancs.

Des pays grands pollueurs, la Chine en l’occurrence, et d’autres du monde oriental, comme le Japon, s’escriment à réduire leurs GES, parce qu’ils endossent le manifeste de 15 300 scientifiques de 184 pays. Ces derniers qui assurent que le maintien sous 2 degrés d’augmentation du climat d’ici 2100 est devenu un objectif hors d’atteinte, au rythme où vont les choses. Qui plus est, cela avant même que soient mises en application les mesures climato-sceptiques de Trump, qui croit dur comme fer à un complot environnemental fomenté par la Chine. Sans surprise, il a renié l’Accord de Paris négocié par son prédécesseur avec la plupart des pays de la planète. Tel que promis en campagne électorale, il va rouvrir des centrales au charbon et recourir sans limites aux autres énergies fossiles : pétrole et gaz de schiste.

D’autre part, si les entreprises extérieures sont les bienvenues au pays de l’oncle Sam, attirées qu’elles le seront par la nouvelle politique de baisses d’impôts sur les profits, il n’en va pas ainsi pour l’ouverture du pays aux produits extérieurs tels le bois d’œuvre et le papier canadiens. 

Quant aux migrants qui veulent, un jour, vivre le rêve américain, ça vire au cauchemar. Avec un budget annuel de 700 milliards de dollars pour la défense du pays et de ses alliés, le plein potentiel de vente d’armes et le bouton nucléaire le plus gros, si l’autarcie américaine n’est pas pour demain, c’est aussi le cas du déclin de l’empire américain annoncé par Denis Arcan.

Marcel Lapointe

Jonquière

Bravo à Rio Tinto

OPINION / Je tiens par la présente à féliciter les employés responsables et l’entreprise Roberval-Saguenay de Rio Tinto pour la magnifique idée de faire circuler, durant la période des Fêtes, cette belle locomotive décorée et illuminée ! 

Elle a fait la joie des enfants et même des parents ! Heureuse initiative de votre part, Bravo ! 

Claude Savard

St-Fulgence