Desjardins ne quitte pas et abandonne encore moins

OPINION / En tant d’administrateur de Caisse et membre de Desjardins depuis plus de cinquante ans, ça me fait toujours un pincement au cœur de lire des propos de gens qui remettent en question la volonté de Desjardins de bien servir ses membres. C’est pourtant ce qui nous guide dans toutes nos décisions, même les plus difficiles…

À ce titre, je pense à tout ce qu’on entend présentement sur les retraits de guichets dans certaines localités.

Croyez-moi, parmi toutes les décisions qu’un conseil d’administration de caisse a à prendre, c’est une des plus difficiles ! On sait très bien que certaines personnes vont prendre ça à la dure et on les comprend. Bien souvent, la communauté a déjà perdu son école, sa station-service et d’autres commerces qui peinaient à rester en vie.

Cette réalité-là n’est pas agréable pour personne. Mais pourquoi garder un guichet s’il n’est plus suffisamment utilisé ? C’est bien connu, les membres, jeunes et moins jeunes, adoptent aujourd’hui en très vaste majorité de nouvelles façons de faire affaire avec nous. Je vais plus loin : ils s’attendent à ce qu’on les serve différemment ! Ils paient par Interac, par carte de crédit, ils magasinent et paient leurs factures en ligne et ceux qui ne sont pas à l’aise avec l’ordinateur ou le mobile appellent à la caisse pour faire leurs transactions courantes avec l’aide d’un conseiller, au besoin.

Reste le bon vieux « cash ». Là encore, bien souvent, la caisse va s’assurer qu’il est possible d’en retirer en faisant ses achats. Elle va aussi offrir gratuitement des terminaux aux commerces ou aux producteurs maraîchers locaux, par exemple, pour permettre à leurs clients de les payer directement avec leur carte plutôt qu’ils aient à retirer au guichet. Dans certains cas, la caisse peut même s’organiser pour offrir le transport vers le prochain guichet à ceux qui en auraient vraiment besoin !

En réalité, il y a tellement d’alternatives simples et accessibles qui évitent des déplacements au guichet de nos jours que si on décide d’en retirer un, c’est que les gens ont déjà adopté d’autres façons de faire.

Et donc, la caisse reste bel et bien présente. Elle s’ajuste, mais elle ne quitte pas et abandonne encore moins. Elle accompagne ses membres, donne des formations, travaille avec les communautés et contribue à des dizaines de projets bien plus porteurs que le guichet ! Elle continue de soutenir des équipes sportives, des événements culturels, des PME et encore.

En somme, la caisse manifeste sa présence de mille et une façons et ça, ça ne changera pas.

Robert Lavoie, administrateur

Caisse Desjardins de Chicoutimi

Entêtement et échec

OPINION / Lorsqu’on dirige un mouvement quelconque et à plus forte raison un parti politique, il faut de la souplesse et ne pas perdre de vue l’objectif fondamental de notre organisme ; dans le cas de Bloc québécois, il faut défendre le Québec et exposer en chambre et dans les journaux, le boulet qu’est devenu le Canada pour notre développement optimal et la raison première de la disparition de la première nation fondatrice du Canada dans un siècle ou deux. Apparemment, Mme Ouellet a le défaut de sa grande énergie, c’est à elle de partir.

Le même entêtement prévaut pour le choix du candidat dans Pointe-aux-trembles. Le PQ va devoir sacrifier un des deux excellents candidats sur le bûcher de la démocratie alors que c’est un devoir du chef de trancher le débat pour sauver les deux. M. Aussant par ses qualités et son renom, n’aura aucune difficulté dans un autre comté de Montréal. Cela sera une percée pour le PQ.

De même il y a l’entêtement des trois chefs de l’opposition vis-à-vis la seule façon de régler d’un coup l’indépendance, le cas du PLQ, la judiciarisation factice du référendum et la représentation proportionnelle par une coalition électorale tel que proposée par Honoré Laliberté dans Faire sauter l’embâcle. Le Canada lui-même est né d’une coalition ; en 1864-1866, John A. Macdonald pilotait une coalition avec le réformiste George Brown. Cette coalition a amené la Confédération.

C’est l’entêtement de QS qui s’enferme prématurément dans sa course à l’idéologie procommuniste alors que l’indépendance est à son programme. François Legault, péquiste de nature, n’a qu’à l’ajouter à son programme. Il devra piler sur son ego et voir plus loin et plus grand. Ce sera encore mieux qu’une élection minoritaire d’une année ou deux. Nous avons trop longtemps été les idiots utiles en nous divisant. Il n’y aura pas d’occasion gagnante avec MM. Couillard et Trudeau, nous n’avons qu’à rester divisés d’ailleurs… C’est à nous de faire notre « occasion gagnante ». La grande Coalition Nationale est la seule voie pour nous si nous voulons ardemment un pays, sinon, continuons de nous avachir honteusement dans la médiocrité, l’entêtement et la division en attendant la disparition de notre nation.

Arthur Lavoie

Alma