Thomas Mulcair était à Maple Ridge, en Colombie-Britannique, lundi.

Des promesses irréalistes ?

Promettre de ne pas faire disparaître la livraison du courrier à domicile en retirant tout ce qu'il y a d'installé à date en matière de boites aux lettres communes, comme l'a fait le chef néodémocrate, Thomas Mulcair, cela m'apparaît improbable. Mais s'opposer avec autant de véhémence au Partenariat transpacifique, comme il l'a fait également, cela m'apparaît impossible.
Dans le flot des promesses faites par les différents partis, en voilà deux, particulièrement la seconde, qui, selon moi, ne seront pas tenues. Même si le Canada est perdant dans des secteurs comme pour le lait et les pièces d'automobile, il y a d'autres secteurs comme le porc, les produits forestiers et les produits de l'érable, pour n'en nommer que quelques-uns, où nous allons être gagnants. Ainsi, si des entreprises québécoises en bois d'ingénierie se multiplient sur le territoire grâce au PTP et que nous, consommateurs, payons nos produits laitiers moins chers, qui en sortira gagnants? Poser la question c'est y répondre.
La base d'une négociation, c'est le «give and take», pour que chacune des parties y trouve son compte. Les Canadiens verront, le 19 octobre prochain, bien trop d'avantages au PTP pour voter contre. Il ne reste plus grand temps au NPD pour trouver le moyen de remonter dans les sondages. Je n'ai pas voté par anticipation, parce qu'on ne sait jamais.
Blandine Lapointe-Brassard
Jonquière