Des pratiques exemplaires

Lundi dernier, le président de FSC Canada, M. François Dufresne faisait paraître une lettre d'opinion dans Le Quotidien présentant la norme FSC comme solution pour sortir de la crise (sic). Cette déclaration de M. Dufresne est pour le moins surprenante puisque le Québec s'est doté d'un régime forestier reconnu, par les experts internationaux, comme un des plus progressifs au monde.
Ce régime forestier est exemplaire, non seulement en matière de pratiques forestières, de respect de l'environnement, de protection de la biodiversité et des processus naturels, mais également en matière de participation des populations locales et autochtones. Il représente le consensus auquel adhère l'ensemble des intervenants forestiers du Québec. Bien sûr, il ne règle pas tous les problèmes, mais il contient des dispositions qui en assurent la prise en charge. 
Nous demeurons convaincus que les pratiques d'aménagement durable des forêts au Québec sont parmi les plus avancées au monde. Elles reflètent les consensus québécois quant à l'application des 3 pôles du développement durable pour la protection et la mise en valeur du territoire forestier. Pour être applicable sur tout le territoire québécois, la nouvelle norme FSC devra tenir compte de ces consensus. Et comme le ministre Laurent Lessard l'a dit dans une conférence prononcée devant FSC International, en 2015 : « Si les forêts québécoises ne sont plus dignes d'être certifiées FSC, dites-moi quelles forêts dans le monde le seront ? »
André Tremblay
Président-directeur général
Conseil de l'industrie forestière du Québec