Agnès Maltais

Des groupes déçus

Le Mouvement d'éducation populaire et d'action communautaire (MEPAC) Saguenay-Lac-St-Jean Chibougamau-Chapais, le Service budgétaire Lac-Saint-Jean Est, Les gens oubliés d'Hébertville et la Table de concertation des groupes de femmes du Saguenay-Lac-St-Jean (Récif 02) sont outrés par le désengagement de la Ministre Agnès Maltais envers les organismes en défense collective des droits.
Sur les 4,5 millions annoncés pour les organismes communautaires relevant du Ministère de l'Emploi et de la Solidarité (MESS) dans le cadre des orientations soumises dans le document La solidarité, une richesse pour le Québec, 3,8 millions seront dédiés aux organismes en développement de l'employabilité, 500 000 $, pour les Corporations de développement communautaire, et 50 000 $, pour la réalisation d'une étude de faisabilité sur la création d'une mutuelle de prévention en santé et sécurité au travail. Mais, avez-vous entendu parler des organismes en défense collective des droits? Vous savez les organismes communautaires de loin les moins bien financés au Québec? Eh bien, c'est normal puisque la ministre Agnès Maltais, dans ces annonces multiples, semble faire abstraction de l'importance de ces organismes. À l'heure qu'il est, il ne resterait que 1200 $ d'augmentation par groupes pour la défense collective des droits, sur la pointe de tarte promise au MESS.
« Lorsque nous avons rencontré les représentants du gouvernement le 23 septembre dernier avec le caucus régional des députés et le 13 novembre avec Agnès Maltais, leurs discours étaient plus qu'élogieux sur l'essentialité de nos missions », confirme madame Caroline Jean, porte-parole du comité autonome des organismes en défense collective des droits du Saguenay Lac-Saint-Jean. « Nous constatons que ces paroles étaient tristement vides, car, la vraie reconnaissance de nos groupes passe par le financement » proclame Madame Jean.
À l'aube d'une campagne électorale, nous réaffirmons que des seuils planchers annuels à 30 000 $ c'est la perdition d'organismes essentiels sur le terrain. Nous ne sommes pas dupes, nous voyons les supercheries gouvernementales qui nous maintiennent dans la lutte au financement plutôt que dans le maintien de nos missions. Nous affirmons que les groupes en défense collective des droits seront non seulement de plus en plus bruyants pour une reconnaissance réelle des groupes, mais aussi sur l'avancement des luttes que nous portons depuis plus de 30 ans.
Caroline Jean, porte-parole