Des emplois, dites-vous ?

OPINION / Chers élus(es) du Saguenay,

J’ai lu avec attention sur le projet gazier du Saguenay et je m’interroge sur les 250 à 300 emplois directs promis par ce projet.

Ici, dans la MRC de l’Érable, le promoteur Éoliennes de l’Érable s’était engagé formellement, dans son étude d’impact déposée au BAPE en 2009, à créer 25 emplois permanents dans la région durant les 20 années d’exploitation du parc éolien. Une promesse qu’il a répétée sur toutes les tribunes ! Résultat : 5 emplois permanents ont été créés dans la région (cinq fois moins qu’annoncé). Qu’a fait le ministère de l’Environnement, chargé de faire respecter le décret obligeant le promoteur à respecter la création des 25 emplois promis, lorsque mis au courant de la situation ? Rien !

Alors un conseil : faites en sorte que les promoteurs dévoilent publiquement aux élus et à la population le nombre d’emplois directs permanents et à temps plein qu’ils entendent créer dans votre région durant la phase d’exploitation du projet gazier. Cet engagement devrait être libellé dans un document séparé et notarié. Dans ce même document, une pénalité annuelle d’un montant X devrait être fixée dès maintenant pour tout emploi direct, permanent et à temps plein, qui manquera à être créé par les promoteurs dans votre région. Écrivez en toutes lettres qu’un emploi permanent créé à Montréal ou ailleurs que dans votre communauté ne sera pas comptabilisé. Une firme indépendante pourrait être identifiée par les parties avec tous les pouvoirs conférés pour faire le dénombrement annuel exact de ces emplois. Une prédiction : le nombre d’emplois promis sera réduit !

Michel Vachon

Saint-Ferdinand

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MON PREMIER TRAVAIL

Dans les années 70, j`avais un ami dont le père remplissait les fonctions de conseiller municipal sous la direction du maire Henry Girard.

Ce monsieur de grande stature et au sourire communicateur, qui avait découvert le golf à 45 ans, pratiquait ce sport de façon régulière sur le magnifique terrain du Club de Chicoutimi.

À cette époque, mon ami m’avait initié à devenir porteur (caddie) pour certains joueurs qui préféraient qu’une personne porte leur sac. Mais ça ne se limitait pas seulement au sac. Il fallait donner les bons clubs, les nettoyer, les ranger au bon endroit. Le « caddie » devait aussi ratisser la zone de sable perturbée par le joueur, replacer le drapeau sur les verts, remettre les divots (morceaux de terre) sur l’allée après un coup. S’assurer que les balles soient toujours propres et sèches, sortir les vêtements de pluie. Mais la règle de base consistait à garder le silence, écouter les directives du joueur et ne pas lui nuire.

Par contre, à cette époque, si je me souviens bien, le caddie ne pouvait prodiguer des conseils, donner des mesures approximatives, être trop près du joueur, être un guide, un conseiller. En fait, il jouait plutôt un rôle passif et avant tout, discret. Pour ce qui est du salaire, entre 2 et 5 dollars, ça représentait une bonne paye pour une journée de travail. Quelques fois, le joueur offrait un bonus, c’est-à-dire un petit Coke et un sandwich à son caddie.

Quelle belle expérience et je ne sais pas pourquoi, mais je suis demeuré attaché à ce terrain, ainsi qu’à ce sport, bien que j’aimerais bien jouer plus souvent, mais ça, c’est une autre histoire.

Si l’on revient sur quelques pages de l’histoire, le Club de golf de Chicoutimi a débuté sa première saison en 1956, et ce, grâce à l’apport financier d’un groupe d’environ 150 personnes, constitué de joueurs et hommes d’affaires. Le parcours ne comptait que 9 trous à ce moment. C’est en 1967 que le deuxième 9 trous voit le jour.

Si le club a connu une constante progression, c’est grâce à ses tournois et à une cohorte de bénévoles, de présidents, d’administrateurs, de partenaires, de joueurs, d’employés, etc.

Aujourd’hui, la renommée du Club de golf de Chicoutimi lui donne une profondeur exceptionnelle, une maturité qui lui permet d’offrir l’une des meilleures académies pour la formation de nos juniors, de cours adaptés pour tous, avec les compétences de professeurs ayant le souci du développement, du plaisir de jouer et de pratiquer.

Je ne veux pas passer outre ce merveilleux parcours champêtre et accessible, autant pour les joueurs amateurs que pour ceux et celles qui désirent s’offrir un peu de compétions. Les tarifs sont compétitifs, tout en respectant des horaires flexibles et adaptés.

Une boutique de golf et des conseillers compétents, qui sont toujours disponibles pour vos besoins. Un chalet surplombe le site enchanteur avec terrasses, services de bars, de repas et de salles disponibles pour la location.

Le Club de golf de Chicoutimi représente un fleuron à préserver dans notre région ; il fait partie intégrante de notre patrimoine et de nos bâtisseurs. Laissez-vous tenter et allez frapper quelques balles sur le champ de pratique pour constater cette agréable ambiance ainsi que la courtoisie des employés.

Le golf est toujours bien présent ; c’est un sport qui, croyez-moi, s’adapte et gagne en popularité, peu importe l’âge. C’est un excellent élixir.

Denis Lefebvre

Saguenay