Simon-Olivier Côté

Des élus responsables qui méritent notre respect

OPINION / M. Marc St-Hilaire, Suite à votre éditorial du samedi 25 août 2018, intitulé Le silence des élus, j’aimerais corriger certaines informations.

La première phrase de votre éditorial me semble très lapidaire et erronée et je cite : « La saga des bacs bruns est officiellement terminée. » À mon avis, cette saga, ou plutôt cette discussion municipale ne fait que commencer, car elle aurait dû être amorcée sous l’ancienne administration municipale, ce qui a été confirmé par le président de l’Union des municipalités du Québec en fin de semaine ; Saguenay est en retard et la population le sait. À titre informatif, plusieurs villes du Centre-du-Québec, entre Sorel et Sherbrooke (autoroute 55), sont à l’avant-garde dans ce domaine. Pourquoi avons-nous attendu aussi longtemps avant de lancer les premiers jalons de ce processus ? Leur technologie est publique et peut être connue.

Quant aux diverses questions soulevées dans votre éditorial, j’aimerais vous souligner que les membres du comité présidé par Simon-Oliver Côté ont fait part d’une très grande transparence lors de l’élaboration du projet. J’ai assisté à des séances publiques et à des assemblées du conseil municipal sur la question des matières putrescibles ; divers rapports ont aussi été déposés à cet égard. Ces séances nous informaient sur les divers enjeux, les étapes du projet et les diverses décisions en cours d’étape. Ce n’était pas les décisions d’un fonctionnaire, mais celles d’une équipe d’au moins trois personnes à ma connaissance.

Enfin, Mme Néron et le conseil municipal étudieront les résultats de cette consultation et pourront alors répondre à vos autres interrogations, affirmations et questions parfois erronées. Je crois aussi que tous les élus du conseil sont responsables et capables d’assumer leurs tâches ; ils méritent notre respect. Ils savent que les divisions et les chicanes ne font pas avancer les divers dossiers, au contraire.

Paul-Henri Croft

Chicoutimi

+

PETIT MANIFESTE D'UN PIÉTON TÉMÉRAIRE

OPINION / Je suis un piéton de ville qui aime marcher comme bon lui semble, là où il le veut et comme cela lui plaît. Que ce soit sur les trottoirs à sa disposition ou sur les rues à traverser, en usant bien entendu d’une notion de sécurité essentielle au bon déroulement de cette activité toute simple, si naturelle.

Je marche en misant sur ma bonne fortune ! Car je déambule continuellement en mode danger. Vulnérable, je ne suis plus vraiment chez moi en ville. C’est que l’automobile y règne en maître. Je suis un piéton citadin téméraire !

Et il ne faut pas perde de vue que plusieurs automobilistes sont aussi des piétons à leurs heures et qu’ils sont en mesure de constater de visu — plus que quiconque — la problématique du partage auto-piéton en ville. Donc les piétons ne sont pas que des va-nu-pieds comme on aime trop souvent les cataloguer.

On est en 2018 je sais bien, et la belle époque des piétons et piétonnes à l’abri de tout danger et sifflotant à leur aise est bel et bien révolue. Fort bien !

Ainsi donc, la ville appartient aux automobilistes. Qu’on soit à Montréal, Québec, Saguenay ou même dans une petite ville comme La Malbaie, la ville vibre et se fait servile en premier pour les utilisateurs de véhicules à quatre roues. C’est la règle ! Pour le piéton, c’est la jungle. C’est la loi du plus gros et du plus fort.

Malheureusement, il y en a plus qu’il ne faut de ces chauffeurs impatients qui tiennent leurs volants comme on tient une arme à feu. Ce n’est pas la majorité, on s’entend ! Mais il suffit justement d’une petite minorité pour tuer son prochain au détour d’une rue.

Le bilan 2016 de la SAAQ est éloquent en ce sens. Il y a eu moins d’accidents qu’en 2015 causant la mort à des automobilistes, mais plus de piétons qui ont été tués par eux.

Et juste les trois premiers mois de 2017, il ne s’est pas passé une semaine sans que nous apprenions que des piétons et des piétonnes ont été happés dans des villes du Québec, et que certains en sont morts. Et aujourd’hui en 2018, rien ne semble vouloir s’améliorer sur le plan des statistiques.

Pour régler le problème devrait-on interdire aux piétons de traverser les rues ? Tiens donc j’entends, semble-t-il, quelques automobilistes trépigner de joie à cette seule idée.

Il apparaît évident à mes yeux que la sécurité des piétons au Québec est un enjeu prioritaire et que la problématique de la protection des usagers de la route les plus vulnérables doit être collectivement prise en charge. Voilà un défi de taille pour les prochaines années.

Yvan Giguère