Des changements pour les régions

OPINION / Le Québec vient de vivre une campagne historique qui annonce plusieurs changements pour les gouvernements de proximité que constituent les municipalités et les municipalités régionales de comté (MRC).

Forte de ses quelque 1000 membres, la Fédération québécoise des municipalités (FQM) collaborera avec le nouveau gouvernement afin que les régions, qui l’ont porté au pouvoir, voient effectivement un véritable changement.

En ce sens, la FQM désire rappeler des éléments de sa plateforme dont plusieurs ont fait non seulement l’objet d’engagements des chefs de partis politiques lors de notre congrès de septembre dernier, mais aussi véritablement consensus dans toutes les régions.

La déconcentration 

La centralisation des activités de l’État dans les grands centres s’effectue déjà depuis trop longtemps au détriment des régions. Moins de décideurs, moins d’emplois et finalement moins de services, sont le lot de nos communautés, rurales comme urbaines, les emplois étant maintenant concentrés dans quelques grands centres. Nos citoyens et les communautés des régions ont aussi droit aux retombées positives de la présence de l’État sur leur territoire. C’est pourquoi nous demandons l’adoption d’une politique de déconcentration des activités et le respect de la promesse de la création de 5000 emplois dans les communautés situées hors des grandes régions métropolitaines.

Et pour éviter la répétition du passé, nous souhaitons également l’adoption du « Réflexe région » pour que les décisions gouvernementales soient analysées en tenant compte des impacts sur les régions et du rôle des gouvernements de proximité.

Le pacte fiscal

La fin de la campagne électorale signifie le début de la négociation d’un nouveau pacte fiscal. Si l’engagement de nous transférer un point de la taxe de vente du Québec suscite l’intérêt, les modalités éventuelles d’application créent cependant plusieurs inquiétudes.

La FQM travaillera donc pour que toutes les communautés tirent avantage de la réforme, pour que les municipalités, celles de petite et de moyenne taille en particulier, ne soient pas pénalisées par un nouveau partage qui favoriserait les plus grandes.

L’immigration et la pénurie de main-d’œuvre

Impossible de passer sous silence la question très préoccupante de la pénurie de la main-d’œuvre et du vieillissement de la population qui affectent grandement les régions.

La solution à cette situation passe nécessairement par une régionalisation de l’immigration et une implication active des MRC en ce domaine permettrait à la fois la mise en place rapide de mesures d’accueil et d’intégration des immigrants québécois et un soutien véritable des communautés et entreprises situées en régions.

Internet haute vitesse et services de téléphonie cellulaire

L’accès à Internet haute vitesse et à une couverture cellulaire de qualité a été le cœur des engagements des partis politiques pour le prochain mandat, dont ceux du nouveau gouvernement. Nous en sommes ravis. Il est inconcevable que 340 000 foyers québécois n’aient toujours pas accès à une connexion digne du 21e siècle.

Les municipalités s’attendent donc à des annonces rapides. Plusieurs MRC et municipalités membres de la FQM ont déjà fait preuve de leadership dans ce dossier et nous nous attendons aussi à un appui significatif du gouvernement en ce domaine, en particulier dans nos relations avec les fournisseurs et les entreprises de télécommunications.

Le nouveau gouvernement a été élu par les régions et nous sommes impatients de l’accompagner dans la réalisation de ses engagements.

Jacques Demers, président

Fédération québécoise des municipalités

Une erreur à réparer...

Ville de Saguenay, au Saguenay, aux abords de la rivière Saguenay et du parc marin Saguenay, complètement ridicule ! ! ! Bien que je n’avais pas le droit de voter lors du référendum (NDLR : plutôt une consultation), j’avoue que mes racines jonquiéroises ont eu le dessus sur ma raison. Était-ce mes racines ou un sempiternel esprit de clocher ? Poser la question c’est un peu y répondre...

Corrigeons cette erreur ! Nous le devons à nos ancêtres et aux Premières nations, au « Peuple rieur » qui le premier a occupé la Sagamie. « Chicoutimi », « jusqu’où c’est profond », tel que désigné par les premiers occupants, les ancêtres de la communauté de Mashteuiatsh !

Saguenay devrait simplement s’appeler Chicoutimi.

Gilles Mercier

Jonquière