Des arguments non valables

OPINION / Quand la mairesse Josée Néron et Jonathan Tremblay amènent l’argument de surcharge de travail pour justifier l’augmentation acceptée en catimini, lundi soir, je m’excuse, mais ils font fausse route. Sauf erreur, les échevins sont passés de 19 à 15.

Qu’ils me prouvent que les 15 échevins ont une surcharge de travail supplémentaire alors que le conseil est composé de seulement quatre élus de moins. D’ailleurs, qui dans sa vie, au travail, a eu à composer avec une augmentation de tâches à accomplir sans que son employeur augmente pour autant son salaire de 66 % ? Une augmentation logique aurait été plus acceptable. De plus, lorsqu’ils disent que la portion de 16 000 $ est imposable, est-ce qu’ils pensent que tous les citoyens de Saguenay ne sont pas taxés ? Vérifiez combien d’échevins ont profité de cette belle augmentation pour laisser leur emploi et accomplir leur travail d’élu.

La mairesse parle des belles primes données par l’ancien conseil, on repassera pour l’éthique. Au contraire, si sous la direction du maire Jean Tremblay, celui-ci voulait les contrôler, il aurait augmenté leur salaire et non l’inverse comme vous l’avez fait, madame la mairesse. Encore un argument non valable de votre part.

Madame, vous avez perdu ma reconnaissance et mon vote pour le futur.

Ghislaine Prévost

Saguenay

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SALAIRES DES ÉLUS: CHANGEONS NOS LUNETTES

À la une du Quotidien du 5 février : une photo de contribuables — incluant moi au centre — faisant la file vers le micro de la salle du conseil de ville, assortie d’un titre laissant croire que nous allions tous déverser notre fiel dans la foulée de la hausse de salaire des élus.

Permettez-moi de partager un point de vue différent sur la hausse de salaire en question.

Lors de la rencontre du conseil de ville de janvier dernier, un contribuable vraisemblablement associé au PCS s’est présenté au micro et annonçait avec fracas qu’il avait fait ses calculs : alors qu’il nous en coûtait 4 $ par contribuable pour financer les salaires de nos élus, il nous en coûtera dorénavant 7 $ par année.

Vraiment ?

Ça me coûte 3 $ de plus par année — donc moins de 1 cenne par jour — pour témoigner un brin de reconnaissance à nos élus et surtout tenter de leur donner un tant soit peu de motivation à travailler pour moi, ma famille, ma communauté (et au passage encaisser des commentaires désobligeants scandés par des contribuables qui manquent de savoir-vivre et qui n’ont pas assez de courage pour se présenter au micro…) ? Moins d’une cenne par jour ? C’est tout ?

Sachons choisir nos batailles.

Ces montants sont des peanuts dans le budget d’une ville. A contrario, de tels montants peuvent servir de levier pour attirer des conseillers de qualité, les stimuler et au final les amener à prendre de meilleures décisions. Attention : je ne dis pas que le salaire doit devenir la source de motivation principale pour devenir conseiller ; je dis que la rétribution doit faire partie de l’équation.

Donnons à nos élus le goût de se relever les manches et se concentrer sur ce qui compte vraiment. En tant que gestionnaire, c’est ce que je fais avec mon équipe. C’est ce qui se fait dans le secteur privé. Et ça marche.

Ah oui, j’oubliais presque : je me rendais au conseil de ville pour discuter des limites de vitesse dans mon secteur et non pas pour parler de hausse de salaire… Comme quoi une image peut causer mille maux !

J-Charles Fortin

Laterrière

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QUELLE COURTE VUE!

Réaction à la chronique de Sébastien Lévesque intitulée Le côté sombre du militantisme et publiée dans notre édition de lundi.

Comme ça, je serais à blâmer d’afficher mon allégeance politique en public, de faire connaître les idées de mon parti, de partager mes propres analyses à l’intérieur même de ce parti ? Je serais également mal venue de militer contre les mesures appauvrissantes en faisant la démonstration que certaines politiques touchent des personnes plus que d’autres ?

Je ne devrais pas non plus militer pour libérer des prisonniers politiques. Je devrais m’abstenir de dénoncer les gestes homophobes, misogynes, violents, etc.

Il semble que vous ayez confondu les mots militantisme et extrémisme ! Le moins qu’une personne qui prend la plume pour dénoncer ses pairs devrait faire, c’est de lire la définition du mot qu’elle utilise, d’autant plus si cette personne est payée pour le faire !

Monica St-Pierre

Saint-Ambroise