Denis Lebel a confirmé qu'il mettait un terme à sa carrière politique.

Denis Lebel s'explique

«Je choisis les dizaines de milliers de familles québécoises qui vivent des fruits de la forêt. »
OPINION / Ponctuellement, certains groupes et certaines personnes s'acharnent à critiquer l'industrie forestière dans une triste surenchère d'allégations farfelues.
En tant que nouveau président-directeur général du Conseil de l'industrie forestière du Québec (CIFQ), j'ai la ferme intention de ne pas laisser un pouce d'espace à cette désinformation. Nous continuerons à rétablir les faits par la vérité et nous nous ferons entendre partout au Québec.
Nous allons également nous efforcer à mieux faire connaître notre industrie, en expliquant aux Québécois qui nous sommes, ce que nous faisons et les impacts positifs que nous avons sur les communautés.
C'est un milieu qui a connu des moments difficiles certes, mais qui a toujours su innover et se relever pour continuer à jouer son rôle de poumon économique dans plusieurs collectivités sur notre territoire.
Je suis originaire de Roberval au Saguenay-Lac-Saint-Jean, dans l'une des régions les plus forestières du Canada. J'ai grandi entouré d'entrepreneurs et de travailleurs forestiers qui sont parmi ceux qui travaillent le plus durement de tous les corps de métiers. Ces femmes et ces hommes ont toute mon admiration et mon respect.
La forêt est une richesse naturelle, qui nous distingue à travers le monde et qui fait partie de qui nous sommes en tant que Québécois. Nous la récoltons de façon responsable, avec les meilleurs standards et les meilleures pratiques au monde.
De 2000 à 2007, j'ai été maire, avant d'être élu député en 2007 et nommé ministre fédéral en 2008, poste que j'ai eu le privilège d'occuper jusqu'en 2015. Quitter mon rôle d'élu il y a quelques semaines à peine fut l'une des décisions les plus difficiles de ma vie. Je suis un homme d'action, qui cherche constamment des solutions pour régler les enjeux auxquels notre société est confrontée.
Mes fonctions d'élu et en particulier de ministre m'ont permis de comprendre encore davantage l'importance fondamentale que joue l'industrie forestière, non seulement dans le quotidien des gens, mais également pour la force et la stabilité socio-économique qu'elle apporte dans plusieurs régions du pays.
Conscient de cette importance, l'opportunité de joindre l'équipe du CIFQ représente un défi stimulant pour moi. J'ai donc choisi de continuer à me battre pour une cause qui me tient grandement à coeur.
Je choisis les dizaines de milliers de familles québécoises qui vivent des fruits de la forêt. Ça fait beaucoup de mamans et de papas, qui voient la source de revenu qui les nourrit être menacée par des enjeux comme le risque d'un non-renouvellement de l'entente sur le bois d'oeuvre résineux avec les États-Unis ou le zèle de la désinformation constante de certains groupes d'intérêts dans le dossier du caribou forestier par exemple.
J'ai envie de les aider à protéger et améliorer leur avenir, parce que je crois humblement pouvoir apporter une contribution positive.
J'opte pour maintenir et accroître la plus grande industrie du secteur manufacturier québécois, qui embauche 60 000 personnes, sans compter les emplois indirects qui en découlent.
Cohérent avec le reste de ma carrière, je fais le choix des gens, des familles et des régions.
En terminant, les entreprises forestières du Québec peuvent compter sur le CIFQ pour faire valoir leurs intérêts en martelant nos bons coups, en améliorant nos lacunes et en priorisant les enjeux pour pouvoir les régler le plus rapidement possible, dans le meilleur intérêt de tous les Québécois. Quand le secteur forestier va bien, l'économie dans son ensemble va bien.
Denis Lebel
Président-directeur général du Conseil de l'industrie forestière du Québec, qui explique les motifs de son arrivée au sein de l'organisation