Sur un parcours typique, un autobus passe environ 50 % du temps à rouler, 25 % immobilisé aux feux de circulation et 25 % aux arrêts pour faire monter et descendre les passagers, selon le président de Transport 2000, François Pepin.

Décibels : on s'en occupe quand ?

Ceux qui se sont penchés sérieusement sur la question sont d'accord pour dire que la pollution sonore constitue maintenant un problème de santé publique aigu. C'est le cas de l'OMS qui émet des avis et propose des normes depuis plus d'une décennie. En fait, c'est l'éventail des nuisances et les « niveaux sonores » épouvantables de celles-ci qui représentent quelque chose de jamais égalé dans l'histoire. Résultat : un très grand nombre de personnes en souffrent, leur santé en pâtit en plus de leur qualité de vie. Une documentation convaincante existe - nos coeurs, incidemment, écopent.
Québec n'a rien fait jusqu'ici. Y a-t-il espoir ? La mobilisation des gens est primordiale. Parler. Exiger que les élus posent des gestes. Traiter la question dans son ensemble puisque le fléau est généralisé.
À titre de sympathisante du Regroupement contre le bruit, j'assistais en novembre dernier à la Journée sur le bruit environnemental organisée par l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).
Une annonce fut faite : au plus tard en juin 2015 seront publiés un document de référence scientifique étoffé et un avis résultant de travaux effectués depuis des années par l'INSPQ. En outre, et c'est encourageant, à la table ronde de clôture de cette journée une majorité d'intervenants présents s'est prononcée en faveur de l'élaboration d'un cadre normatif en matière de bruit qui s'appliquerait à l'ensemble du Québec.
Une politique québécoise de lutte contre la pollution sonore est absolument indispensable. Nous avons besoin d'un réveil collectif et d'outils efficaces. Donnons-nous la main pour en arriver là. C'est une question sérieuse de santé et de qualité de vie.
Cécile D'Amour
Sympathisante du Regroupement contre le bruit