De quel changement parle-t-on avec la CAQ ?

OPINION / Selon les sondages, et si la tendance se maintient d’ici le 1er octobre, les Québécois s’apprêtent à porter au pouvoir le chef de la CAQ, François Legault. Plusieurs parlent d’un vent de changement pour le Québec. Tiens donc, il me semble qu’on nous sort cette cassette à chaque campagne électorale provinciale. Y a-t-il quelqu’un qui pourrait me dire ce que la CAQ, une fois bien installée au pouvoir, apportera de nouveau aux Québécois ? Quel sera donc ce vent de changement envisagé ?

Je ne peux m’empêcher ici de penser à l’élection d’une quarantaine de candidats de l’Action démocratique (l’ancêtre de la CAQ) lors de la campagne électorale provinciale du 26 mars 2007. Là aussi, on clamait bien haut que les Québécois voulaient du changement. Un vent qui a vite soufflé à vide après coup, faut-il préciser. Le gouvernement libéral minoritaire élu fut de courte durée et nos députés de l’action démocratique furent rayés de la carte à l’élection précipitée du 8 décembre 2008. Le Parti libéral de Jean Charest fut reporté encore une fois au pouvoir, mais cette fois, avec une majorité de 66 députés.

Je ne perçois aucunement, dans l’approche de François Legault, l’essence — si petite soit-elle — d’un véritable changement au Québec. Je ne vois aucun élan de sympathie pour l’âme québécoise. Aucun intérêt pour notre culture si singulière qui fait de nous des citoyens du monde. Je ne vois aucun engagement de la part de la CAQ pour la garder bien vivante et lui permettre de prospérer.

Au moins, le gouvernement Couillard a fait quelques avancées et a encouragé nos artistes et nos festivals. Les libéraux se sont portés à l’écoute des organismes culturels du Québec. Un intérêt nouveau de la part du Parti libéral, qui avait plutôt tendance à bouder notre culture. Peut-on s’attendre à une telle ouverture de la part d’un gouvernement caquiste ? Rien ne permet de l’envisager.

Cependant, à mes yeux, il n’y a que le Parti québécois qui accorde à notre culture toute la place qui lui revient. Pauline Marois, lors de son mandat, en a fait l’une de ses priorités. C’est justement lors de son court règne que Félix Leclerc fut proclamé personnage historique. Je ne crois pas qu’un gouvernement libéral aurait pris cette initiative.

En ce qui a trait à l’environnement, je cherche en vain dans le programme de la CAQ des engagements tangibles et je ne trouve rien de concret, si ce ne n’est que de vagues intentions.

Mais en 2018, la sauvegarde de l’environnement n’est-elle pas un enjeu majeur ici comme ailleurs dans le Monde ? Au moins, les libéraux, à défaut d’agir pour la peine, nous parlent d’environnement durant la présente campagne. Idem pour les péquistes et pour les candidats de Québec Solidaire. Mais les caquistes restent muets.

Si François Legault se voit uniquement comme un premier ministre économique, comme il se plaît à le répéter depuis le début de la présente campagne, cela n’inspire que trop peu d’engouement pour l’électeur que je suis. Dans ce rôle unique qu’il s’attribue, n’y en aura-t-il pas que pour les mieux nantis de notre société ?

En votant pour la CAQ le 1er octobre, on votera pour le statu quo. Aucune révolution, aucun changement significatif à l’horizon. Aucune ère nouvelle. On fera du surplace ! On repartira à zéro pour avancer à reculons !

Tant qu’à faire, il serait peut-être préférable que les libéraux soient reportés au pouvoir, eux que les sondages placent bons deuxièmes. C’est vous dire tout le désenchantement actuel que m’inspire la campagne électorale.

Yvan Giguère

Saguenay

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PONT-BARRAGE-BARRIÈRE

En avril dernier, nous avons publié (dans ce même espace) un article à propos de la nécessité d’élever un barrage-barrière (couplé du deuxième pont dont on parle tant) à la Flèche du Littoral, au niveau de St-Fulgence. Depuis, nous avons rencontré madame Mireille Jean, députée, ainsi que monsieur Claude Villeneuve de la Chaire en écoconseil (UQAC), qui a accepté d’être notre expert-conseil. Bref, nous sommes en train de mettre de la chair autour de l’os !

Nous avons fait une pause estivale, mais comptons poursuivre nos démarches.

Comme la montée des océans, bien que réelle et toujours plus rapide d’une prévision à l’autre, ne représente pas une menace immédiate, nous croyons quand même important de nous manifester de nouveau afin que, lors de l’étude de faisabilité d’un nouveau pont sur le Saguenay, notre projet de pont-barrage-barrière soit pris en considération.

Tout cela, rappelons-le pour qui n’aurait pas lu notre première publication, dans le but de protéger le patrimoine bâti sur les deux rives de la rivière Saguenay, en amont de Saint-Fulgence, y compris la partie basse de Chicoutimi jusqu’à la côte St-Jean-Eudes.

Si nous faisions vite et bien, nous pourrions éviter la mise en place d’un nouveau terminal maritime sur la rive nord du Saguenay (le CREDD se dit préoccupé par ce projet) ; nous offririons également une alternative au projet de construction d’un pont à un milliard $ à Tadoussac, projet auquel le maire de Tadoussac s’est dit opposé.

André Bouchard

Claude Gendron

Chicoutimi