De l’eau qui ne va pas de source

OPINION / J’ai appris dernièrement que la direction du Cégep de Granby avait décidé de bannir, dans un avenir rapproché, la vente de bouteilles d’eau en plastique dans les distributrices de son établissement. Une décision écologique et un engagement social, si je puis dire.

Écologique parce qu’une simple petite bouteille d’eau en plastique de 600 ml prendra 1000 ans à se décomposer. Et si je me souviens bien, lorsqu’on a eu l’idée de mettre en vente de l’eau embouteillée, on parlait d’eau de source. Aujourd’hui bon nombre de marques proposent de l’eau traitée comme celle que l’on boit au robinet. Et on nous vend ça à un prix de fou. En fait, l’eau que les étudiants peuvent boire dans les fontaines de leur cégep est sans doute aussi bonne, sinon meilleure que celle embouteillée. 

Et flairant la bonne affaire, des compagnies comme Coke ont décidé de vendre de l’eau embouteillée et d’en tirer des profits faramineux en ne faisant que vendre de l’eau provenant de réseaux municipaux d’aqueducs.

Alors voilà une autre raison pour boycotter les bouteilles d’eau, voilà pour l’engagement social. Sans parler que pour fabriquer une seule petite bouteille, on utilise l’équivalent de trois litres d’eau.

Au Cégep de Granby, tout comme d’autres cégeps et universités du Québec le font déjà, les fontaines d’eau ont déjà été modifiées afin de favoriser le remplissage de bouteilles réutilisables. Certains établissements offrent d’ailleurs à leurs employés de telles bouteilles.

Cela me rappelle qu’en 2000, j’avais organisé des activités dans le cadre du Jour de la Terre au Cégep de Chicoutimi. Et déjà, on commençait à parler des effets nocifs de la vente d’eau embouteillée. Mais à cette époque, l’eau en bouteille avait la cote.

Aujourd’hui, la population n’est plus dupe et se méfie de ceux qui prétendent vendre de l’eau de source en bouteille et qui nous vendent de l’eau d’aqueducs. Bonne idée de bannir ces bouteilles de nos établissements scolaires et éventuellement partout ailleurs sur le territoire québécois.

Yvan Giguère

Saguenay

Les enseignants tiennent le fort

OPINION / On peut dire que les premiers mois de l’année scolaire 2017-2018 ont été pour le moins tumultueux à la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay. À vrai dire, nous vivons une crise d’une ampleur qu’on n’avait jamais vue auparavant ! Même les directions, qui sont normalement très frileuses à se prononcer, ont témoigné de leur inconfort face au style de gouvernance de la directrice générale. 

L’ensemble de ces événements négatifs font malheureusement ombrage à tout le travail et aux efforts déployés dans les écoles et les centres afin de dispenser un enseignement de qualité. Malgré ce qui se passe au Centre administratif, les équipes-écoles agissent avec beaucoup de professionnalisme pour donner avec engagement les services auxquels les élèves ont droit. 

J’aimerais dire merci à toutes celles et tous ceux qui tiennent l’école à bout de bras tous les jours et je leur souhaite en 2018 que toute cette effervescence trouve une finalité et qu’enfin le climat redevienne serein.

Aline Beaudoin, présidente

Syndicat de l’enseignement du Saguenay

N’en jetez plus, la cour est pleine 

OPINION / « En vérité je vous le dis ». Oh, excusez-moi ! Je me trompe de personnage. Je me reprends : « La ville est en danger, je vous le dis » (Le Quotidien, 20 décembre, p. 8). 

Voilà encore une énième affirmation de notre ancien maire qui a été, pendant 20 ans, le champion incontesté des déclarations gratuites et qui ne semble pas avoir changé depuis son retrait de la politique. 

Mais c’est cela que recherchent les médias. Pas de temps accordé aux journalistes pour lire un texte. Le temps c’est de l’argent. Allons droit au but ! Au diable si l’affirmation est fausse même si cette affirmation peut être dommageable pour les personnes visées. Comment ce personnage qui nous a légué une ville à l’abandon peut-il avoir encore droit de parole pour ne faire que des déclarations gratuites ? 

Demandez-lui plutôt de nous démontrer, par exemple, les résultats d’opération des activités du quai d’escale. En dix ans, le citoyen n’a pas vu un seul rapport signé par un comptable qui atteste que les revenus sont conformes aux tarifs décrétés annuellement par le conseil de ville et applicables au nombre et aux types de navires et de passagers. 

Un représentant de Promotion Saguenay a juré, devant un juge de la Cour administrative, que cet organisme n’avait pas de système informatique pour comptabiliser les revenus et dépenses pour ses activités. Je pense que l’ex-maire devrait, pour une fois, avoir la sagesse d’écouter, par les temps qui courent. Il a eu, pendant 20 ans, le loisir de démontrer ses compétences et celles de son administration, ce qu’il n’a jamais fait.

Jacques Pelletier

Chicoutimi