De bons gestes

OPINION / Ma mère Annette Boily a passé ses trois dernières années de vie au CHSLD Beaumanoir. On parle beaucoup de cas de maltraitance dans certains CHSLD ces temps-ci. Mais je tiens à souligner les bons soins que ma mère a reçus dans cet établissement. Le personnel a été rempli de bienveillance à son égard. Il l’a rassurée, aidée à s’habiller, aidée à manger, lavée et soignée. Vous avez même chanté avec elle. Par-dessus tout, vous l’avez aimée. Tout cela malgré le peu de ressources que notre gouvernement met en place pour prendre soin de toutes ces personnes. Tout le personnel travaille fort pour combler le manque d’employés afin de donner les meilleurs soins possible. Tout n’est pas parfait, mais leur professionnalisme dans les circonstances actuelles est remarquable.

Je ne les nommerai pas parce que c’est certain que j’en oublierais. Mais tous autant que vous êtes, à partir des infirmiers jusqu’au personnel d’entretien, je tiens à vous dire toute mon admiration pour le travail que vous faites. Merci au Seigneur de vous avoir donné cette vocation qui est de prendre soin de ces personnes vulnérables. Merci pour les petits gestes et les marques d’affection que vous accomplissez tous les jours malgré votre épuisement. Merci pour le temps que vous avez consacré à ma mère et aussi à toutes ces personnes qui sont dans cette même situation de vulnérabilité extrême. Cela leur permet de vivre des petits moments de joie ou de lucidité et les aide à oublier leur maladie.  Merci de leur permettre de conserver leur dignité. Merci d’être là pour les réconforts, les câlins et les sourires. Merci mille fois pour votre générosité et votre travail. Merci aussi pour le soutien et les petites attentions que vous avez apportés à ma sœur, mes frères et moi. Que Dieu vous donne la santé et la capacité pour poursuivre votre beau travail.

Enfin, merci pour ces trois années où vous avez su entourer ma mère d’amour et de chaleur.

Denis Tremblay au nom de Carol, André, Bernard et Ginette

Saguenay


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SUR LES PEUPLES AUTOCHTONES

OPINION / Mon commentaire fait suite à la chronique de Chantale Potvin, publiée dans Le Quotidien de mardi, sous le titre Apprenez à les aimer.

Le  Grand Rassemblement est connu, mais il y aurait intérêt à ce qu’il le soit davantage. Pour ma part, j’ai fait une tournée du Lac-Saint-Jean avec un visiteur français le 10 juillet dernier et j’ai circulé à Mashteuiatsh sans que j’y vois une affiche ou autre annonçant l’événement. Disons que ça m’aurait certainement interpellée et j’aurais peut-être envisagé d’y assister.  Par ailleurs, l’organisme dont je suis présidente, les Universitaires du Troisième Âge (UTA), organise cet automne et ce, en collaboration avec le Centre du savoir sur mesure (CESAM) de l’UQAC un cours de 30 heures sur les Premières nations: Comprendre une culture dont nous ne sommes pas issus.  Je pense que ce sera une activité qui permettra effectivement de mieux connaître les communautés autochtones du Québec et notamment celles présentes au Saguenay–Lac-Saint-Jean, dont leur richesse historique, leur diversité culturelle et leurs réalités actuelles dans le Québec d’aujourd’hui. 

Danielle Hébert

Chicoutimi

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LE QUÉBEC, FUTURE RÉPUBLIQUE?

OPINION / Folichonne, la nouvelle tendance d’appeler le Québec une future république… Ces gens-là disent n’importe quoi.

Une république constitutionnelle n’est pas l’équivalent d’une démocratie pure, elle comporte nécessairement des éléments démocratiques essentiels, tels que la capacité du peuple à élire un président.

Chez nous, élire un président ? Que va-t-il falloir pour faire comprendre que l’indépendance du Québec est un projet dépassé, les gens n’en veulent plus. Le Bloc est en agonie, le Parti québécois est en bas de 20% d’électeurs et est en baisse constante. Nous avons présentement des bagarres économiques en vue, les surtaxes de Donald Trump, l’ALÉNA, nous ne sommes pas sortis du bois. 

Nous ne survivrons que dans l’union des pays, comme l’Union européenne, l’union des provinces, et des États. L’union sera la force des pays, le protectionnisme va continuer partout, les États vont se protéger. Chez nous, au Québec, pourquoi ne pas unir nos forces afin de lutter au développement du Québec? Nous sommes déjà indépendants, contrôlons notre économie, protégeons notre langue, quoi d’autre ? Les écologistes en contrôlent large, nous sommes incapables d’exploiter nos richesses, le pétrole entre autres... Nous avons peur de salir quelques arpents de neige… Demandez à l’Arabie Saoudite de ne plus extraire du pétrole, puisque cela salit leur sable!

Puis, hélas! nous ne savons pas compter… le produit intérieur brut (PIB) québécois ne pourrait pas soutenir la dette de l’indépendance. Une dette québécoise de base de 400 milliards, plus l’achat de notre part du fédéral de 100 milliards, une défense à payer, des programmes à soutenir, des ambassades... Au moins un autre 50 milliards pour un total de 550 milliards… Sans compter qu’on refuserait un cadeau de 10 milliards de dollars en péréquation.  

«Attends-moi Ti-gars, tu vas tomber si je ne suis pas là…», chantait Félix Leclerc. Retenez l’adage tous les jours d’une grosse compagnie américaine (Think Hard), réfléchissez.

André Tremblay

Saguenay