Culture différente, résultat différent

Quand il s’agit de choisir entre la vie et la mort, la liberté individuelle de révéler, d’écrire ou de faire doit être limitée par le principe de responsabilité collective.

Les pays asiatiques, par exemple la Corée du Sud, Hong-Kong, Taïwan, la Chine et d’autres, ont une tradition confucéenne millénaire.

La philosophie confucéenne repose d’abord et avant tout sur le principe de responsabilité collective; et non sur la liberté individuelle. Les récalcitrants de tous ordres, comme les cabochons qui vont jusqu’à menacer la vie du prochain avec une auto ou un fusil, montrent qu’ici c’est malheureusement le contraire.

Là-bas, en Asie, la liberté individuelle s’arrête où commence la responsabilité collective. Par exemple, la responsabilité individuelle d’un voyageur tout juste rentré de l’extérieur au Québec, comme le « snowbird », est de rentrer directement chez lui et d’y demeurer confiné.

Que l’Amérique reçoive des leçons asiatiques plutôt que d’en donner est nouveau et, ma foi, de bon aloi. Surtout quand on voit ce qui se passe présentement aux États-Unis où un chef d’État, chantre des libertés individuelles mur à mur, a toujours la cote du peuple. Selon un dernier sondage Gallup, son taux d’approbation qui était à 39 % en septembre dernier est maintenant de 49 % au sein de la population américaine. Mais comment, pardi, cela peut-il s’avérer possible ? Cela, malgré que l’épidémie essaime à vitesse grand V dans son pays; bien que nombre de ses concitoyens meurent comme des mouches chaque jour et que l’économie américaine qui l’obnubile est en train de s’effondrer.

La culture de responsabilité n’étant pas la tasse de thé des Occidentaux, une bonne leçon d’humilité ne nous fera pas de tort. À Donald Trump en premier.

Marcel Lapointe
Jonquière