Crier au loup

OPINION / Quel message lance-t-on au Québec et au Saguenay face aux investisseurs ? Alors que trouver du pétrole dans le sous-sol est une excellente nouvelle partout sur la planète, ici au Québec, il n’est nullement question de chercher à savoir s’il y en a et encore moins de l’exploiter pour nos propres besoins en se mettant a l’abri de l’appétit vorace des grandes pétrolières, nos dirigeants politiques s’imaginant tous dans leurs plus beaux rêves que tout sera mû à l’électricité dans quelques jours et qu’il faut dès aujourd’hui s’affranchir du pétrole ! Plus près de nous dans la région, que fait-on pour encourager le développement économique et la venue de nouvelles entreprises pour contrer les pertes énormes d’emplois hautement rémunérés qui ont fondu comme neige au soleil au pays de l’aluminium et des pâtes et papiers ?

Crier au loup sans savoir s’il y en a un. C’est à peu près ainsi qu’il faut résumer l’attitude d’opposition qui semble vouloir émerger (déjà !) des propos rapportés dans le Quotidien du 1er février par un groupe d’agriculteurs et producteurs laitiers, appuyés par le nouveau conseiller municipal Michel Potvin, concernant la consommation d’eau de la future usine de Métaux BlackRock et son impact sur la nappe phréatique à partir de laquelle elle sera puisée. 

Quelle sera la consommation d’eau annuelle de cette usine ? Quel sera le procédé de recyclage et de traitement d’eaux usées mis de l’avant ? Quel sera le pourcentage d’eau usée réutilisé dans le procédé ? Quel sera le pourcentage d’eau neuve requis ? Quel sera alors le réel impact du pompage d’eau sur la nappe phréatique s’il y en a un ? Ne serait-il pas plus sage que ces questions soient d’abord adressées au promoteur lors d’éventuelles audiences du BAPE et de connaitre les réponses avant d’organiser ou d’appuyer des actions visant à manifester quelconque opposition au projet en lançant des impacts possibles de 4, 5 ou 6 pouces sur cette nappe d’eau ?  

Comme la forte majorité de la population locale, M.  Potvin a raison d’avoir des reproches à adresser à l’ancienne administration municipale et à Promotion Saguenay sur les façons de faire des pauvres retraités que sont devenus messieurs Tremblay et Harvey. Cependant, est-ce qu’il serait préférable d’afficher une attitude d’ouverture envers une entreprise désireuse de contribuer à l’économie régionale en ne visant rien de moins que 700 ou 800 emplois fort bien rémunérés pour les opérations de l’usine au Saguenay et celles de la mine dans le secteur de Chibougamau, sans compter les retombées locales envers les fournisseurs et entreprises de la région autant lors de la construction que lors les opérations normales qui suivront ? Oui, Métaux BlackRock fera de l’argent et tirera des profits de ses opérations, c’est le propre de toute entreprise de faire de l’argent. Oui, elle aura probablement un congé de taxes pendant un certain temps, comme plusieurs entreprises en ont un pour s’implanter dans diverses régions du Québec. Mais en retour, l’économie régionale ne s’en portera que mieux avec l’ajout d’une masse salariale intéressante générée par de nouveaux emplois. 

Il y a quelques années, certains dérapages ont été constatés face aux intentions d’Ariane Phosphate de construire un port dans le secteur de St-Fulgence ou Ste-Rose du Nord pour le transbordement de la matière issue des mines du Lac à Paul. Certains intervenants ont même suggéré que ce matériel transite plutôt par la Côte-Nord, comme si la région n’avait pas besoin de ce développement et de ces emplois. Ne répétons pas ces erreurs et que les personnes qui éprouvent des craintes environnementales fassent valoir leur point de vue en temps et lieu devant les instances appropriées. Notre région a un grand besoin de projets majeurs, créateurs d’emplois et c’est aussi à elle de prendre les moyens appropriés afin qu’ils soient respectueux de l’environnement. 

Yvon RiopelChicoutimi

Que se passe-t-il à la bibliothèque?

OPINION / Lors de sa fermeture il y a presque un an et demi, seul un feuillet sur la porte de la bibliothèque annonçait laconiquement à ses membres sa fermeture pour rénovations, et ce, pour une période d’environ un an, sans détails supplémentaires concernant l’endroit où se situait les nouveaux locaux de la bibliothèque de Kénogami, ni d`un point de chute possible des livres à retourner, si ce n’est plusieurs jours plus tard, à ma demande, et probablement de plusieurs autres membres.

Nous sommes donc à plus de 16 ou 17 mois d`attente... Tout semble en place en jetant un coup d’œil par ses fenêtres, et il semblerait que quelques pièces d’ameublements retarderaient son ouverture. Mis à part un bref commentaire à mi-parcourt de la part de l’échevin du quartier, silence total des administrateurs des bibliothèques municipales.

Serait-ce trop demander, en cette ère des communications, de connaître les raisons exactes de ce retard, et à tout le moins, d’ouvrir tout de même cette bibliothèque, quitte à remettre son inauguration à plus tard ?

P. Ghislain GirardArrondissement Arvida