Couper le budget de l'ERD

OPINION / Comment la Ville pourrait économiser facilement près d’un million de dollars sans couper dans les services aux citoyens lors de son budget annuel ?

es citoyens de Saguenay ont beaucoup dénoncé les augmentations de rémunération des conseillères et conseillers municipaux. Et le président du Comité des finances, Michel Potvin, leur a fait des menaces dernièrement en proposant de couper leurs émoluments de 10 000 $ pour une économie de 150 000 $ s’ils n’approuvaient pas son budget.

Pourtant, comme il a parlé de courage, aurait-il le courage de couper la subvention de 945 000 $ aux trois conseillers de l’Équipe du Renouveau démocratique (ERD) alors qu’aucun autre conseiller indépendant ne bénéficie de cette subvention ? Certes, comme ils sont un parti ; c’est tout à fait légal, mais complètement immoral et inéquitable, même indécent. Peut-être à la satisfaction des 956 membres de l’ERD, mais au détriment des 145 044 autres citoyens.

Cette incohérence crée un déséquilibre démocratique au conseil de ville. Les conseillers du parti se réunissent régulièrement pour « comploter » alors que si les indépendants font de même, la mairesse fait les gorges chaudes et crie au scandale.

Les partis politiques n’ont vraiment plus la côte à Saguenay ; les dernières élections partielles l’ont clairement démontré.

Mishell Potvin

Jonquière

DES TRACES DE DIEU...

Monsieur Sébastien Lévesque,

Je réagis à votre article du 22 décembre. Bien sûr, chacun a droit à ses opinions. Je me permets donc de partager la mienne. La phrase « C’est ce Dieu qui, s’il existait réellement, aurait laissé quelques traces de son existence. » – et je vous cite – m’a touchée droit au coeur. C’est pourquoi je ne peux que réagir. Pas de traces, vous dites ? Cet univers, si bien organisé selon des lois immuables ; la terre, ce joyau dans un environnement hostile, protégée par une armure, son champ magnétique et son atmosphère sur mesure. Cette terre, si belle, qui contient tout et beaucoup plus que ce dont nous avons besoin. Une variété de couleurs, de saveurs, non indispensables à notre survie, mais ô combien appréciées pour notre plaisir et notre bonheur ! Dieu n’a pas laissé de traces ? Que dire du livre le plus publié et le plus traduit au monde, la Parole de Dieu, la Bible, et de son peuple composé de plus de 8 millions de personnes de toutes races et langues vivant en réelle unité, sans ne jamais prendre les armes ? Et du site Internet jw.org, le plus traduit au monde ! Dieu ne laisse pas de traces ?

Monsieur Lévesque, je souhaite que vous y portiez attention.

Au plaisir de vous lire à nouveau,

Johanne Harvey

Saguenéenne habitant à Lévis

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QUAND IL NE NOUS RESTE QUE LES MOTS...

À MM. André et Paul Desmarais Jr,

Mon nom est Pierre Dubois. Je suis retraité. J’ai travaillé pendant 31 ans pour les journaux Trans-Canada, d’abord à l’hebdomadaire Le Pont de Grand-Mère, puis chez TROffset, jadis l’imprimerie du Nouvelliste de Trois-Rivières, et pendant 21 ans à La Tribune de Sherbrooke.

Durant toute cette période, j’ai occupé diverses fonctions, autant de journaliste syndiqué que de cadre, dans l’une ou l’autre de ces entreprises reliées au groupe Power Corporation. Je pense avoir été bien traité.

J’ai connu des succès et des insuccès. On a géré dans le domaine des journaux la décroissance au profit de la multiplication des moyens de communication tels que les stations de télé d’information continue et surtout l’Internet.

On a vu fondre nos pages, on a accepté des gels de salaires, des réductions de personnel, des offres de départ à la retraite, etc. On voyait bien que les revenus étaient de moins en moins au rendez-vous.

Votre père, Paul Desmarais, a conservé La Presse et les autres quotidiens du groupe malgré les difficultés. Il savait avoir un levier social et politique fort sur le Québec avec ses publications.

Mais peut-être aussi qu’au fond de lui-même était-il reconnaissant envers le Québec de l’avoir « accueilli » alors que son Ontario natal lui avait fermé, dès ses premiers pas dans les affaires, les portes des grandes maisons de financement, et ce, pour le simple fait que son nom avait une connotation un peu trop française.

J’ai défendu les journaux du groupe. J’ai été reconnaissant d’avoir pu travailler tout ce temps. J’ai dit qu’on avait été quand même bien traités.

Je suis parti à la retraite à 63 ans avec un fond de retraite assez ordinaire. Mais j’avais travaillé dans un milieu et avec des gens super créatifs et intéressants. Ça comptait pour moi. Rien n’était parfait, mais j’étais satisfait dans l’ensemble.

Jusqu’au triste jour où vous nous avez abandonnés aux mains de Groupe Capitales Médias avec un fonds de retraite déficitaire de 65 millions de $ alors que, plus tard, vous vous portiez garants et responsables pour celui des ex-employés de La Presse. Deux poids, deux mesures.

Illégal ? Probablement pas. Immoral ? Sûrement. Votre père doit se retourner dans sa tombe.

Pierre Dubois

Trois-Rivières