Coupe du transport adapté

OPINIONS / La semaine dernière, monsieur Jean-Luc Roberge, directeur général de la Société de transport du Saguenay, a annoncé sa décision de refuser le transport adapté aux personnes handicapées souhaitant participer à des activités de loisirs en groupe. Ils donnent comme excuse un manque de main-d’œuvre... Utilisant un sous-traitant pour le transport adapté, avec du personnel bien moins payé que les « vrais » employés de la STS, évidemment qu’il y a pénurie !

Les usagers, leurs proches, les organismes communautaires sont sous le choc !

Fini le transport à la discothèque du vendredi, plus de transport aux quilles ni aux activités de répit du samedi, en plus des coupures d’activités/stages aux fermes Solidar, et j’en passe ! 

Alors que Saguenay se targue d’avoir mis en place des infrastructures pour des services et loisirs accessibles, en parallèle, la direction de la STS ostracise les plus vulnérables, leur arrache le peu de loisirs qu’ils ont, brime leur sentiment d’appartenance, les prive d’opportunités de socialisation et de stimulation, et met en péril le travail des organismes communautaires et des bénévoles qui organisent ces activités. 

La décision de la STS contribue à la détresse et à l’anxiété des usagers : certains pleurent de ne plus voir leurs amis, d’autres craignent de ne plus sortir de leur maison et de finir par ne plus reconnaître les jours de la semaine, certains sont désorganisés, font des crises, car leur routine, si importante, est changée.

Et que dire des parents et des aidants pour lesquels ces activités représentent une forme de répit !

Résultats : des impacts sur plusieurs centaines de personnes !

Vraiment, cette décision est aberrante, dans une société qui prône l’empathie et le respect des différences. Honte a vous, monsieur Roberge !

Que fera Saguenay ? Le MTQ est interpellé. Que l’on trouve rapidement des solutions viables et durables pour mettre fin à cette situation qui est, à mon sens, de la maltraitance organisationnelle.

Laurie Doré

Maman de Félix, 18 ans, jeune homme handicapé qui adorait aller voir ses amis à la discothèque

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LETTRE D'OPINION SUR LES GRANDS PROJETS INDUSTRIELS

À toutes les personnes qui se sentent concernées par les trois grands projets industriels de la Ville de Saguenay,

Nous sommes des finissants de l’École Fréchette de L’Anse-St-Jean et nous avons à cœur la cause écologique. Après avoir fait des recherches sur le sujet, nous sommes en désaccord avec les projets de GNL (Énergie Saguenay), Ariane Phosphate et de Métaux BlackRock de s’installer sur les rives de la rivière Saguenay. En effet, les résidants de la région sont fiers d’accueillir les milliers de touristes qui viennent pour admirer les rives du fjord. Ces infrastructures vont détruire une partie du paysage et elles risquent en plus de nuire, à moyen et à long terme, à l’industrie touristique.

Étant donné que le fjord du Saguenay constitue un des seuls refuges acoustiques pour les mammifères marins qui s’orientent, communiquent, chassent et socialisent à l’aide des sons, toute augmentation de circulation de navires ne peut être que néfaste pour ces espèces.

Les activités de ces trois industries produiront encore plus de gaz à effet de serre (GES), principal responsable du réchauffement climatique.

Nous sommes vraiment déçus de voir que des adultes, qui prennent des décisions aussi importantes, ne tiennent pas compte de notre opinion. Pourtant, ce sera nous et nos enfants qui devrons vivre avec les conséquences de leurs actions et de leurs décisions.

De la part des jeunes qui espèrent que leur voix sera entendue.

Les auteurs de ce texte sont Chloé Boies, Raphael Boudreault, Sara-Maude Lavoie, Zachary Lavoie, Flavie Metcalfe, Adélie Régelé Marc et Marjorie Tremblay.

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UNE CONFÉRENCE PLUTÔT DÉCEVANTE

La conférence de M. Gilles Proulx du jeudi 26 septembre 2019, à laquelle j’ai assisté au Vieux-Théâtre de La Baie, m’a laissé perplexe. Certes, je ne doute pas de ses qualités de communicateur et de provocateur ! Mais le contenu de son propos m’a incommodé. Son long monologue nostalgique sur la traditionnelle histoire du Canada français et de Montréal, teinté d’un certain négativisme avait, à mon avis, peu de lien avec la défense du patrimoine.

Il fallait peut-être voir cette conférence uniquement comme une activité en lien avec le Salon du livre… plutôt que de ressentir que le conférencier prenait son auditoire pour des régionaux ignorants, pour ne pas dire des « colonisés » dépendant de la métropole « Montréal ».

Reine Tremblay

La Baie