Concilier besoin identitaire et fusion

OPINION / Dans cette ville du Haut-Saguenay, nous reconnaissons tous l’importance de satisfaire les besoins identitaires des citoyens de chacune des municipalités fusionnées en 2002. Dans son projet de loi, le législateur visait la rationalisation des opérations et des relations avec les municipalités et, en aucun temps, la disparition des noms des municipalités concernées. La majorité des habitants des anciennes municipalités, tant celles fusionnées en 2002 qu’en 1975, sont fiers, et avec raison, de dire encore qu’ils demeurent dans le secteur de Grande-Baie, Port-Alfred, Bagotville, Laterrière, Rivière-du-Moulin, Chicoutimi, Chicoutimi-Nord, Canton Tremblay, Saint-Jean-Eudes, Arvida, Lac Kénogami, Jonquière, Kénogami ou Shipshaw. Ils tiennent à la visibilité de leur secteur. Rien ne les empêche de le faire si l’administration municipale et le gouvernement du Québec y adhèrent.

Dans la vie de tous les jours, il se produit, entre autres, des événements sociaux, culturels, politiques ou sportifs, des accidents ou des crimes que les médias peuvent facilement associer à ces secteurs, tout en faisant abstraction du nom de la ville ou de l’arrondissement, à la condition, bien sûr, que ces médias n’obligent pas les professionnels de l’information à s’en tenir au nom de la ville ou des arrondissements.   

Par contre, au niveau légal, la ville possède deux niveaux décisionnels : le conseil municipal et les trois conseils d’arrondissements. C’est à ces niveaux seulement qu’on doit plus spécifiquement utiliser, tant par les élus que les médias d’information, les noms de Jonquière, Chicoutimi et La Baie en ce qui concerne les arrondissements et le nom de la ville, dans ce cas, Saguenay, pour les désigner et rapporter leurs décisions. Toutefois, dans le cas du nom de la ville, toutes les autres villes issues des fusions ont choisi le nom d’une de leurs anciennes municipalités, qui avait la plus grande valeur pour les situer géographiquement et comme siège de leur mémoire collective. Aucun de ces choix historiques et logiques n’a dû passer par une consultation populaire et n’est actuellement contesté.  

Ici, le gouvernement du Québec s’en est lavé les mains et le conseil municipal a fait de même malgré l’avis de la Commission de toponymie du Québec qui favorisait le nom Chicoutimi et malgré l’opposition de la Société historique du Saguenay pour l’utilisation du nom Saguenay. Le conseil municipal n’a pas pris le leadership de la situation, en laissant les partisans du nom Saguenay et ceux du nom Chicoutimi s’entredéchirer deux mois avant de procéder à une consultation populaire. Consultation bâclée, parce que la population n’a reçu, au préalable, aucune information objective et non partisane qui aurait dû découler d’audiences publiques, pilotées par un commissaire indépendant qui aurait publié les mémoires ou témoignages déposés. Ceci aurait permis à la population, pour faire un choix éclairé, de connaître les recommandations du commissaire et les raisons qui ont motivé son choix. Loin de prendre le leadership, le conseil municipal publicisait, à grands frais, à la télé, le nom « Saguenay ».

Considérant que le conseil municipal de 2002 n’a pas fait ses devoirs, le Mouvement Chicoutimi considère qu’il n’est pas trop tard pour corriger la situation et qu’il y a moyen de concilier les besoins identitaires de chaque citoyen, d’une part, et d’autre part, la reconnaissance d’un nom pour la ville qui soit le plus approprié. Qu’ils soient pour le nom Saguenay ou Chicoutimi, les citoyens devront irrémédiablement corriger cette absence de consultation démocratique qui aurait dû être à la hauteur du sujet concerné : quel est le nom le plus approprié pour cette ville du Haut-Saguenay ? De quelle façon préserver et mettre en évidence les noms des municipalités fusionnées ?      

Jacques Pelletier, président 

Mouvement Chicoutimi

Une triste farce

OPINION / L'’ambassade des États-Unis en Israël a été déplacée de Tel-Aviv à Jérusalem, créant ainsi des manifestations ou de nombreux Palestiniens ont perdu la vie. 

Un certain Trump, qui croit que la vie est une téléréalité et que le fait qu’il soit président des États-Unis n’est qu’une autre émission de télévision. Une espèce de Dallas des années 2000. Tout y est : le héros milliardaire et totalement imbu de lui-même ; la plus que jolie et triste épouse ; la fille préférée, d’une blondeur de catégorie 10 ; le gendre, beau gosse et plus influent que les fils du patriarche auprès de ce dernier.

Méchante télésérie !

Ma question : quelqu’un peut-il m’expliquer pourquoi dans un pays qui se dit l’épicentre de la démocratie ce sont le gendre et la fille de Trump qui ont représenté leur pays à l’ouverture de cette ambassade, eux qui n’ont aucune expérience dans le domaine de la diplomatie ?

Les États-Unis sont-ils devenus une monarchie ? Trump est-il un roi, sa fille une princesse ?

Je ne comprends tout simplement pas comment la plus grande démocratie sur terre est devenue une espèce de téléroman cheap. Où est l’opposition à une telle farce ?

Jean Chenay

Sherbrooke