La récente vague de manifestations en Colombie a débuté par une grève massive, le 21 novembre, qui a entraîné environ 250 000 personnes dans les rues. Les manifestations ont continué depuis, mais à une échelle beaucoup plus réduite. On voit ici un citoyen des Premières Nations participant à une marche antigouvernementale à Bogota, la capitale de Colombie.

Commentaires injustes et erronés

OPINION / En réaction à l’article de Mélanie Côté, publié dans le journal Le Quotidien du 29 novembre 2019 et intitulé Un homme de Saguenay propose de démanteler la DPJ.

Chacun a droit de s’exprimer, de voir les choses à sa façon et tous les travailleurs sociaux respectent ce droit fondamental. Mais ce droit ne devrait pas être assimilé à des accusations, à une forme de procès. Si l’on comprend par les propos du père de famille, non identifié dans l’article, qu’il éprouve un goût très amer à la suite d’une expérience personnelle vécue avec la DPJ, certains de ses commentaires sont non seulement injustes, ils sont erronés.

Oui, le signalement d’une situation portée à l’attention de la DPJ est confidentiel… et non, cette confidentialité ne vise pas à « mettre le trouble ou à brouiller les cartes ». Le signalement est un geste sérieux, grave même. Or, si nous souhaitons, comme société, que des personnes jouent un rôle de sentinelles dans leur entourage, il faut protéger ces personnes de ceux qui sont ciblés par le signalement. Pour certains cas à la marge ou qui connaissent des ratés, il faut réaliser que chaque jour, des enfants sont littéralement sauvés grâce à ces signalements bienveillants, grâce à l’intervention des travailleurs sociaux (T.S.) qui interagissent avec plusieurs autres professionnels, incluant les policiers, des partenaires incontournables en protection de la jeunesse.

Il est faux de prétendre que les T.S. « n’ont pas la formation nécessaire pour évaluer judicieusement et démêler une situation familiale souvent complexe ». Les 14 000 T.S. du Québec sont des professionnels reconnus par l’État et exercent des activités qui leur sont réservées par la loi. Ils sont tenus de respecter leur code de déontologie, d’effectuer de la formation continue, de se prêter à l’inspection professionnelle et, parfois, de faire face au syndic de leur ordre.

Il est vrai que comme tout le monde, ces « ressources » ont justement besoin de se « ressourcer ». Ils partent en vacances, ils prennent des congés sans solde, et, eux aussi, doivent parfois s’absenter en congé de maladie, etc. Cela est compréhensible et non répréhensible.

J’invite les lectrices et les lecteurs à penser que chaque jour, 365 jours par année, les T.S. interviennent dans des dossiers familiaux où il n’y a rien de simple, où tout est compliqué. On parle de centaines, de milliers d’enfants en situation de vulnérabilité qui ont besoin de l’aide de travailleurs sociaux qui, eux, n’ont qu’un objectif, soit celui de les protéger. N’en déplaise à certains, protéger, voire sauver un enfant, est un geste qui exige de la compassion et, encore plus, du courage. Oui, les T.S. méritent la confiance du public

Guylaine Ouimette, T.S.

Présidente de l’Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec

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NOS JOURNAUX

OPINION / J’écris ces quelques lignes pour vous sensibiliser sur l’importance que le Mouvement Desjardins maintienne son plan d’investissement dans le projet de coopératives des journaux régionaux de Groupe Capitales Médias.

Je souhaite utiliser la TRIBUNE qui m’est offerte pour faire porter la VOIX DE L’EST du Canada, car je crois que nous avons le DROIT de faire valoir nos idées au QUOTIDIEN, de façon neutre et régionale.

Nous nous devons, en tant que mouvement syndical, mouvements sociaux, élus, employeurs, citoyennes et citoyens d’être des NOUVELLISTES et d’alimenter nos journaux régionaux d’informations que l’on croit essentielles à partager avec la communauté.

Alors, je vous invite, gens des régions, à maintenir une pression sur le Mouvement Desjardins de ne pas se retirer du projet, car pour les travailleuses, travailleurs, retraitées et retraités de ces nouvelles coopératives, ce sera une lueur de SOLEIL !

Gino Théberge, président

Conseil régional FTQ Haut-du-Lac-Saint-Jean–Chibougamau-Chapais