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Le myriophylle à épis est une espèce aquatique envahissante.
Le myriophylle à épis est une espèce aquatique envahissante.

Combattre le myriophylle à épis

Carrefour des lecteurs
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Le Quotidien
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OPINION / Madame la ministre Andrée Laforest,L’Alliance pour un programme national de gestion du myriophylle à épis est un mouvement appuyé par près de 200 associations, municipalités, MRC et entreprises, qui a pour objectif que le gouvernement du Québec se dote d’une stratégie nationale de lutte au myriophylle. Communément appelée plante zombie, cette plante aquatique envahissante se propage dans les lacs et les cours d’eau de toutes les régions du Québec, ayant un impact majeur sur la biodiversité, des conséquences économiques pour les régions et sur la qualité des activités récréotouristiques.

Par Constance Ramacieri et Henri Fournier, Alliance myriophylle

Lors d’une communication récente, nous vous informions que selon un document public du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC), votre région ne compterait aucun lac et cours d’eau atteints par le myriophylle à épis. Si ces renseignements sont exacts, il est encore temps d’agir pour prévenir sa propagation dans les lacs de votre région. Selon ce même document, « l’observation est non documentée » pour 11 lacs du Québec. Au début de cette année, l’Alliance a mené une recherche auprès de l’ensemble des municipalités du Québec qui a permis d’identifier 21 lacs et cours d’eau situés dans diverses régions, absents de la liste du MELCC.

Force est de constater que personne au Québec ni même le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques ne connaît le nombre de lacs atteints par le myriophylle sur le territoire de la province.

Une stratégie de prévention et de lutte doit nécessairement reposer sur des données probantes. Le MELCC doit agir dès cet été pour poser un diagnostic fiable du nombre de lacs et cours d’eau atteints, sans quoi la prévention est largement compromise, et au même moment, développer et déployer des cliniques de prévention à l’intention des municipalités et des associations de lacs de toutes les régions du Québec.

Pour ce faire, nous vous avons demandé d’intervenir auprès du MELCC et nous apprécions les suites qui ont été données à notre requête. Malheureusement, lors d’une récente rencontre, nous avons appris que le MELCC, de son propre aveu, n’a ni les ressources financières ni humaines ni les capacités opérationnelles pour développer et mettre en place un programme national de protection des lacs du Québec.

Nous nous tournons vers les ministres de ce gouvernement qui ont une responsabilité régionale, afin que vous trouviez ensemble les ressources pour mettre en place, dès cet été, des actions urgentes pour contrer le myriophylle au moment où sa propagation sera à son apogée.

De plus, sachant que la mise en œuvre serait au rendez-vous, nous serions en mesure de mobiliser rapidement les organismes, municipalités et entreprises de notre réseau pour définir, avec les représentants du gouvernement, des actions décisives. Nous savons tous maintenant ce qu’il en coûte de ne pas agir, alors que la prévention est encore possible.

Nous sommes confiants qu’ensemble, nous trouverons les moyens de protéger les lacs du Québec, cette richesse collective inestimable.