Denis Trottier

Collaborer pour développer

Dans une lettre publiée dans cette tribune du Quotidien le 17 mars et précédemment dans Le Nouvelliste de Trois-Rivières, vous nous demandiez de nous prononcer sur la place que notre parti politique réserve aux Premières Nations, plus précisément à la nation atikamekw. D'entrée de jeu, nous nous réjouissons de votre intérêt pour l'actuelle campagne électorale. L'implication des Autochtones lors d'un tel exercice est certainement de nature à favoriser une réflexion approfondie sur les enjeux qui les concernent.
En ce qui a trait au Parti québécois, soyez rassuré sur le fait que nous réservons une place de choix aux questions autochtones. À ce sujet, nous soulignons que le quatrième engagement de notre Plateforme 2014-2018 s'intitule «Enrichir notre relation de nation à nation avec les Premières Nations et la nation inuite».
Comment comptons-nous enrichir concrètement notre relation avec la nation atikamekw? Parmi les nombreux éléments de réponse à cette question, nous souhaitons attirer votre attention sur les deux suivants: la poursuite active des négociations en vue de signer un traité qui réglera les revendications territoriales des Atikamekw et la mise en oeuvre de mesures destinées à favoriser l'accès à la formation professionnelle des membres de votre nation.
En décembre 2012 s'est tenu le Sommet sur les territoires et les ressources organisé par l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL). La première ministre Pauline Marois avait alors confirmé que son gouvernement ferait de la conclusion d'une entente bilatérale avec la nation atikamekw une priorité.
Une telle entente aurait permis d'octroyer de nombreux avantages aux Atikamekw, en attendant la conclusion d'un traité avec le gouvernement du Canada. Toutefois, malgré les efforts du gouvernement, cette entente bilatérale n'a pu voir le jour car elle n'a pas obtenu l'assentiment des trois communautés atikamekw (deux communautés sur trois l'ont approuvée). C'est donc dire qu'il faut maintenant poursuivre activement les négociations en vue de signer ce traité.
Dans un autre ordre d'idées, bien que la main d'oeuvre autochtone représente un potentiel intéressant pour les employeurs, l'accès à la formation professionnelle ou à l'acquisition de compétences demeure ardu pour les membres des communautés autochtones du Québec. La communauté d'Opitciwan ne fait pas exception.
Dans le domaine du développement des compétences et de l'arrimage «main-d'oeuvre/employeurs», il existe actuellement au sein du gouvernement du Québec plusieurs programmes visant différents groupes de la société (immigrants, jeunes de moins de 25 ans, familles démunies, etc.). Toutefois, rien n'est fait pour tenir compte spécifiquement de la population autochtone. Pour remédier à ce problème, il faudra envisager diverses mesures, telles que favoriser la participation des Autochtones aux programmes d'Emploi-Québec ou encore développer des programmes de la main d'oeuvre adaptés, par exemple, des programmes de formation mobile et de formation à distance.
Si nous sommes élus députés le 7 avril prochain, soyez assuré que nous suivrons ces dossiers de près. Tout comme vous, nous souhaitons encourager la participation des Atikamekw à la gestion des ressources naturelles et au développement socioéconomique du Québec, et ce, dans une perspective de collaboration et de respect de vos droits.
Denis Trottier
Candidat du Parti Québécois dans Roberval
André Beaudoin
Candidat du Parti Québécois dans Laviolette