Cliniques privées

OPINION / Presque partout au Canada, il est possible de se faire nettoyer les dents dans le cabinet d'une hygiéniste dentaire sans la présence d'un dentiste, mais pas au Québec. Depuis 2007, les hygiénistes dentaires en Ontario peuvent avoir leur clinique personnelle sans la présence d'un dentiste. Pourquoi ne peuvent-elles pas le faire au Québec ? Selon l'ordre des hygiénistes dentaires du Québec, leur travail consiste au dépistage des maladies buccodentaires, enseigner les principes de l'hygiène buccale, tracer les programmes préventifs, conseiller les clients, utiliser des méthodes scientifiques de contrôle et prévention des affections buccodentaires et poser les actes de médecine dentaire autorisés.
L'hygiéniste dentaire est un membre de l'Ordre des hygiénistes dentaires du Québec, il doit avoir complété un DEC en techniques d'hygiène dentaire dans un cégep reconnu au Québec ou détenir un équivalent de diplôme et de formation.
Il doit détenir un permis d'exercice et il doit, pour porter le titre, s'inscrire annuellement au tableau des membres de son ordre professionnel. En tant que professionnel de la santé, l'hygiéniste dentaire a des devoirs et des obligations, dont la protection du public et des renseignements personnels, le respect du Code de déontologie et du secret professionnel ainsi que la mise à jour constante de ses connaissances. L'hygiéniste dentaire est un professionnel à part entière, impliqué et actif dans son milieu et il joue un rôle capital auprès de la population.
Selon un article de Pierre Couture du Journal de Montréal : « Les Québécois ont beau payer les tarifs les plus élevés, et bien supérieurs à ceux recommandés par l'Ordre de dentistes, ils ont la pire dentition au pays. »
Pour l'Ordre des hygiénistes dentaires, ils ont carrément la pire santé buccodentaire au pays et la province afficherait le taux le plus élevé de caries chez les enfants. « Ainsi, 42 % d'entre eux commencent la maternelle avec une carie. » Et qui plus est, les tarifs des dentistes québécois ne cessent de grimper. Ils auraient bondi de 13 %, au cours des cinq dernières années. Il y a de quoi avoir une rage de dents ou perdre son dentier. Que se passe-t-il réellement ?
Les hygiénistes dentaires ne peuvent pas ouvrir de cliniques privées au Québec, car dans les règlements de l'ordre des dentistes du Québec, une clause stipule que les hygiénistes dentaires doivent travailler uniquement sous la supervision d'un dentiste. 
Pourtant, les hygiénistes dentaires sont des professionnels et depuis longtemps, ils voudraient être traités comme tel et avoir la possibilité d'ouvrir leurs cliniques personnelles. Il est évident que les dentistes ont le monopole et ne veulent surtout pas le perdre.
Si, au Québec, les hygiénistes dentaires pouvaient ouvrir des cliniques privées, les coûts pourraient diminuer de 20 à 30 %. Beaucoup plus de personnes auraient les moyens d'avoir une bonne hygiène dentaire.
Camille Lalancette, Chicoutimi
Un respect réciproque
Mon opinion sur les piétons et les cyclistes qui se croient les maîtres de nos routes : je suis pour les gens qui veulent circuler à pied ou en vélo, mais il y a des limites quand la route est juste à côté d'un trottoir ou d'une piste cyclable, et que ces gens prennent la route au lieu d'emprunter la voie qui leur est assignée. 
Si les trottoirs ne sont pas assez larges pour marcher un à côté de l'autre, ils prennent la route en otage et il faut que les automobilistes fassent le tour de ces gens. Si la piste cyclable n'est pas bien entretenue, les cyclistes prennent la route en otage et il faut encore que les automobilistes leur fassent attention. 
Si vous voulez qu'on vous respecte, il faudrait peut-être que vous commenciez à respecter la place qui vous est allouée. Le code de sécurité routière vous demande de circuler un derrière l'autre. Ce n'est tout de même pas si compliqué. 
Si les automobilistes empruntaient les pistes cyclables lorsque les chemins sont trop mal en point, je crois que vous seriez frustrés et iriez directement vous plaindre à la police, non ? 
Alors, faites comme nous et gardez la place qui vous est assignée. Lorsque vous n'aviez pas d'aire de circulation, vous aviez le droit de circuler dans les rues. Maintenant, ce n'est plus le cas. Vous avez des raisons pour vous sentir en sécurité et vous faites tout pour vous faire haïr. S'il vous plaît, commencez par vous respecter et on vous respectera. 
C'est mon opinion. 
Clément Morin, Saguenay